L’académie de Versailles touche au sublime du ridicule…

L'académie de Versailles n'était jusqu'ici dans mon esprit qu'un repoussoir au tiers payant, celle qui au bout de 3 ans d'accident du travail de ses professeurs d'EPS demandait des renseignements avant de payer la consultation (renseignements qui au passage figuraient sur le document qu'elle m'envoyait), mais elle vient depuis hier de monter d'un cran dans ce que vais appeler poliment l'ineptie administrative.

L'histoire commence hier jour de résultat du bac. Il est 18h30 et la secrétaire me demande si elle peut rajouter une consultation supplémentaire pour une jeune fille qui n'a pas l'air bien du tout… çà tombe bien, la France vient de se qualifier pour les demi-finales de la Coupe du Monde et l'après midi s'est déroulée calmement. Je vois donc cette jeune fille à qui on vient de refuser de donner les résultats du bac pour suspicion de fraude !!!

La demoiselle de 18 ans, en fait 15, a une tête de première de la classe bien sage et me raconte qu'elle a une écriture italique que ses professeurs ne trouvent pas facile à lire ; ils lui ont donc conseillé pour le bac d'écrire en majuscules. Elle a donc commencé son épreuve en majuscules, mais le temps passant et le stress augmentant elle a repris son écriture en italique pour la fin de la copie, ce qui fait que le sagace correcteur a soupçonné que la deuxième partie de la copie avait été écrite par une autre personne. D'où l'abominable soupçon et la terrible angoisse de la jeune fille qui me raconte que ses professeurs ont tous témoigné en sa faveur sur sa double écriture et sur sa moralité inattaquable, mais rien n'y fait et c'est là que le rectorat touche au sublime : il exige un certificat médical !

Médecin généraliste exerçant depuis 45 ans, je peux certifier que j'ai vu de nombreuses demandes de ce qu'il convient d'appeler des « certifalacon » et j'hésite entre la colère et la bienveillance, mais comme la France a battu l'Uruguay et accède aux demi-finales de la coupe du monde je penche pour la deuxième possibilité : je fais donc écrire sur mon ordonnance la jeune fille avec ses 2 écritures : "Je suis soupçonnée de fraude par l‘académie de Versailles", je certifie qu'elle l'a bien écrit devant moi, mais en lui remettant ce certificat naturellement sans aucune valeur juridique je suis pris d'un doute : l'académie de Versailles va-t'elle AUSSI exiger une certification sur les Saintes Écritures ??? La laïcité n'étant plus ce qu'elle était ...

Jean Paul Hamon
Président FMF
0660620067
jp.hamon.dr@wanadoo.fr
president@fmf.org

La FMF décide de signer l’Avenant 6

Le 23 juin 2018 à Paris, le CA de la FMF a décidé de signer l'avenant N°6.

La FMF s'est particulièrement investie dans le contenu positif de cet avenant : La FMF sait quels services la télémédecine rend aux patients dans les îles, dans les déserts de spécialistes, dans les EHPAD. La FMF sait quels services la télémédecine peut rendre aux pédo-psychiatres, spécialité démographiquement sinistrée.

En matière de télé-médecine, la FMF est bien le seul syndicat à savoir de quoi elle parle : des formations sont organisées depuis plusieurs années sur l'utilisation des chariots et des mallettes de télé-médecine par l'A2FM.
Elle est bien la seule à connaitre le coût engendré par la télé-médecine et regrette l'absence de prise en compte des investissements nécessaires.

La FMF prend note du mépris affiché dans cet avenant pour les médecins correspondants, avec un tarif d'expertise inadmissible (12 €) et l'impossibilité de réaliser des actes complexes, en particulier des APC.
Mais à la différence des autres syndicats la FMF a tenté jusqu'au bout d'améliorer cet avenant et ne s'est pas précipitée pour signer, certaine qu'avec un peu d'unité syndicale elle aurait pu faire évoluer le texte.

La FMF entend combattre le déploiement des plateformes commerciales de télé-consultation, plateformes qui obtiennent des agréments de fonctionnement au détriment de la coordination des soins et au détriment d'une sécurisation de prise en charge des patients par des médecins qui ne les connaissent pas.
La FMF attend du gouvernement qu'il prenne ses responsabilités et qu'il légifère pour interdire les plateformes à but exclusivement commercial .

La FMF est consciente de l'évolution de l'exercice et entend maintenir sur le terrain une médecine de proximité : les moyens doivent être donnés à cette médecine de proximité pour être accompagnée dans le changement.

Dr Jean-Paul Hamon
Président FMF

La FMF réclame l’application pleine et entière des majorations MUT et MCU

Lettre à M. Nicolas Revel, Directeur de l'UNCAM

M. le Directeur,

La MCU et la MUT sont en place depuis le 1er janvier 2018.

Nos discussions sur le sujet en négociation conventionnelle et en aparté ont déjà largement évoqué par anticipation les difficultés du sujet.
Le texte conventionnel dit pour le médecin traitant « valoriser l'orientation sans délai effectuée par le médecin traitant vers un médecin de second recours ». Il ne parle pas de la teneur du second recours. Il nous paraît donc évident que dans l'état actuel du texte, la MUT s'applique quand le généraliste s'occupe d'un rendez-vous justifié dans les 48h chez un correspondant et l'obtient.
Pour l'application de la MCU, vous avez tenu à écrire dans la Convention « Le médecin correspondant, quel que soit son secteur d'exercice, qui réalise une consultation dans les 48 heures suivant l'adressage sans délai par le médecin traitant ».
Votre interprétation est simple : est consultation tout ce qui est acte clinique et vous excluez donc toute cotation CCAM. Parfois, vous excluez la visite, mais la Convention parle de « Consultation à domicile »
Cette interprétation est évidemment totalement restrictive et contre-productive à la fois par rapport à l'objectif de la mesure et par rapport à la pratique.

  • Vous avez tenu à éliminer les radiologues de la mesure. Cette attitude décrédibilise le partenariat conventionnel car c'est justement la situation où le médecin généraliste prend le plus souvent son téléphone. Mais encore une fois, dans la convention, rien ne lui interdit le MUT dans ce cas.
  • Il est de nombreuses situations où le correspondant réalise un acte clinique (donc une « consultation ») ET un acte cotable en CCAM. Comme nos règles de cotation ne permettent pas le cumul, il ne cote QUE l'acte CCAM. Mais le contenu de son acte correspond bien à la définition du texte signé de la MCU.

Il est donc urgent de rediscuter ensemble l'interprétation de ce texte pour aboutir à des conseils d'utilisation partagés plutôt que de laisser s'installer une situation de conflit liée à une interprétation divergente d'un texte que nous avons co-signé.

Dr Jean-Paul Hamon

Le PLFSS est aux déserts médicaux ce que Donald Trump est au climat

Déserts médicaux : Le PLFSS est aux déserts médicaux ce que Donald Trump est au climat : une vision passéiste , refusant de voir la réalité et seulement limité au clientélisme local

Le 19 décembre, à 14H30, la FMF est convoquée devant la commission des affaires sociales pour donner son avis sur les déserts médicaux. La chose est cocasse car le PLFSS vient d'être voté et nos députés n'ont soutenu aucun amendement proposé par la FMF concernant justement les déserts médicaux.
Le PLFSS est aux déserts médicaux ce que M TRUMP est au climat : une vision passéiste , refusant de voir la réalité et limitée au seul clientélisme local.
La vraie question est que les Français n'ont plus accès aux soins sur une partie tellement large du territoire qu'il vaudrait mieux parler d'oasis médicaux là où les soins sont encore assurés.
Contraints ou surpayés, les jeunes médecins n'iront pas travailler 45H par semaine dans un endroit où il faut 6 mois pour avoir un rendez-vous avec un neurologue ou 3 mois pour un cardiologue. Ni dans un endroit où il n'y a ni école, ni poste, ni transport en communs.

La FMF a donc décidé de ne pas se rendre à l'Assemblée Nationale pour exposer une énième fois ses propositions et se contentera de les rappeler ici :

  • Rendre la médecine libérale attractive
  • Faire cesser le harcèlement de Nicolas Revel contre les médecins libéraux
  • Faire connaitre la médecine libérale aux étudiants et en urgence aux internes en fin de cursus car ce sont eux qui s'installeront rapidement..
  • Rendre la médecine libérale attractive c'est améliorer les conditions d'exercice
    • Avoir un secrétariat présentiel et/ou un assistant médical et des locaux corrects pour accueillir correctement les patients
    • Faire cesser le harcèlement des caisses et notamment les fameux délits statistiques
    • Valoriser la maitrise de stage pour faire connaître aux étudiants l'exercice libéral pour que les jeunes n'aient plus peur de s'installer.
  • Inciter les internes à faire leur cursus en zone démographiquement faible
    • en doublant leur salaire,
    • en les logeant
    • et en payant leur transport
  • Inciter les jeunes à l'installation
    • en leur accordant une couverture sociale et maternité identique aux salariés au moins pendant les 5 premières années d'installation .

Inciter les médecins à mutualiser leur fichier pour assurer la coordination et la continuité des soins, c'est la première étape au regroupement des médecins, regroupement qui n'est n'est pas toujours possible dans les zones désertées en population où l'état s'est désengagé.
En 3 ans et avec un plan massif d'investissement il y a encore une petite chance d'enrayer la chute démographique .
La Télémédecine pourra permettre de compenser la présence de certaines spécialités dans des zone reculées, pédopsychiatrie, dermatologie, médecine vasculaire, ne devra pas être un sous médecine rémunérée la moitié d'un acte et devra pouvoir bénéficier d'un haut débit sur l'ensemble du territoire.

La FMF est consciente de la gravité de sla situation mais est fatiguée de ne pas être écoutée alors que ses propositions sont sur la table depuis plus de 10 ans.
Nos députés n'ignorent pas non plus qu'une épidémie de grippe commence et notre Ministre de la santé a demandé aux médecins libéraux d'être à leur cabinet.

http://www.fmfpro.org/jean-paul-hamon-invite-de-lci-le-13-10-la-lutte-contre-les-deserts.html

http://www.fmfpro.org/en-creuse-le-pari-reussi-d-une-petite-commune-pour-lutter-contre-les.html

Lettre ouverte à Mme Agnès Buzyn

Madame la Ministre,

Le 1er septembre, lors de la Conférence Nationale des Unions Régionales des Professionnels de Santé (URPS) médecins libéraux, organisée à la Baule, la Fédération des Médecins de France (FMF) exprimait son ressenti de la désorganisation du système de santé français et la concurrence déloyale entre l'hôpital et la ville. Financements parallèles (Migac) et attribution à la ville de 3 milliards de dépenses générées, en fait, par l'hôpital, en sont les causes évidentes.
Vous avez cru que, par ce préambule, nous réclamions de pouvoir lutter à armes égales avec l'hôpital et par là-même, entretenir la concurrence.

La FMF estime, au contraire, que le temps est venu de déposer les armes et mettre fin à cette concurrence, délétère pour les Français comme pour leurs finances.

Pour établir une vraie collaboration et une communication en temps réel, il faut tout simplement cesser d'exiger de l'hôpital public qu'il soit rentable et qu'il rembourse sa dette. Prenez, Madame la Ministre, une mesure audacieuse : effacez la dette de l'hospitalisation publique ! 29 milliards c'est le prix à payer pour ne plus continuer à léguer près de 10 milliards de dette à nos enfants chaque année.

  • Donnons les moyens à l'hôpital de remplir son rôle d'hospitalisation, à condition qu'il reste dans ses murs.
  • Permettons aux libéraux de prendre en charge l'ambulatoire et les soins non programmés.
  • Enrayons la chute démographique.
  • Instituons un vrai parcours de soins.

Une prise en charge libérale nécessite du personnel, une communication, une coordination, entre tous les professionnels de santé en ville en établissements privés ET avec l'hôpital.
Les outils de la coordination existent.
Les outils de la communication existent.
Le personnel manque.
La volonté politique reste pour le moment au niveau des déclarations d'intention.

Il suffit d'éviter les distorsions de concurrence entre le secteur hospitalier public et le secteur santé libéral pour des services médicaux rendus équivalents.
Lorsque l'ambulatoire s'organise pour traiter les problèmes de son ressort, sur son territoire, il doit disposer de ressources équivalentes à celles qui seraient dévolues au Groupement Hospitaliers de Territoire GHT pour les mêmes actions.

La FMF s'appuie sur des exemples de réalisations opérationnelles et susceptibles de relever les défis de l'avenir :

  • Entr'Actes dans l'Essonne (plateforme de coordination de soins primaires)
  • HAD Libérale de Lorient-Quimperlé
  • Télémédica, plateforme de Télémédecine
  • Apicrypt, déployable sur la France entière pour l'ensemble des médecins libéraux
  • Multiples CPTS libérales existantes répondant aux besoins de soins sur les territoires...


Tous ces outils, gérés directement par les professionnels libéraux, permettent de réaliser des économies de santé et de répondre à des besoins d'organisation de soins sur les territoires. Ils permettent aussi de répondre à la problématique des soins non programmés.

Le Président de la République nous a promis la Révolution, soulignant qu' « à cette grande transformation nous ne pouvons répondre avec les mêmes hommes et les mêmes idées »1.
Force est de constater que, dans le domaine de la santé, la plupart des premières mesures nous entraînent dans les ornières du passé :

  • décret délirant sur les certificats d'aptitude au sport
  • tango gouvernemental sur le Tiers Payant Généralisable
  • programme de vaccination obligatoire sauf exceptions
  • décisions hâtives concernant le baclofène ou le Lévothyrox
  • gestion calamiteuse du DPC
  • nomination surprenante d'experts (réflexion sur les études médicales excluant tout libéral).

Le politique doit imposer une collaboration ville/établissements/hôpital et mettre fin à la concurrence.
Il doit imposer une vraie organisation des soins

  • avec des libéraux qui auront les moyens de prendre en charge les soins de premier et de second recours, d'assurer le virage ambulatoire
  • avec des hôpitaux qui auront les moyens d'assurer leur mission d'hospitalisation dans leurs établissements sans épuiser leur personnel dans d'autres tâches que celles liées à l'hospitalisation.

Une vraie organisation des soins, c'est un parcours de soins du patient avec 3 niveaux d'organisation et une communication en temps réel.
C'est une prise en charge adaptée sans perte de temps grâce à des outils de coordination déjà largement utilisés dans l'Essonne par tous les professionnels de santé, hôpitaux inclus.
C'est une prise en charge pour les sorties précoces d'hôpital ou les cas complexes nécessitant l'intervention de plusieurs professionnels de santé sur le modèle de l'Hospitalisation à Domicile (HAD) libérale du pays de Lorient.
C'est enfin une information partagée en temps réel par l'ensemble des professionnels de santé prenant en charge le patient grâce à une messagerie sécurisée garantissant la confidentialité, Apicrypt, déjà utilisée par 70.000 professionnels et qui pourrait être déployée sur l'ensemble du territoire en moins de 6 mois et pour moins de 20 millions d'euros .

Une vraie organisation des soins passe par une volonté affirmée de redonner de l'attractivité à la médecine libérale et la faire connaitre des étudiants, en rendant obligatoire un stage en libéral pour tous les internes en spécialité, condition d'une amélioration des relations ville-hôpital.

La Santé DOIT vivre une révolution : les libéraux sont prêts à en être les acteurs.
Le monde libéral est une pépinière d'idées bridées par une administration frileuse, dogmatique et maniaque de la protocolarisation à tous les étages.

« Nous devons tous sortir de nos habitudes, nous devons prendre nos responsabilités »1 ...
... C'est ce que fait la FMF aujourd'hui !

Les médecins libéraux et hospitaliers « affrontent la réalité du monde » depuis un moment, sans pour autant « retrouver l'espérance »1.

Il est temps maintenant de prendre les décisions qui s'imposent, Madame la Ministre, car la désertification libérale s'étend. Le personnel hospitalier est en souffrance. Les délais de prises en charge s'allongent. Dans un an, il sera trop tard.
Vous avez souhaité, Madame la Ministre, rétablir la confiance et demandé aux médecins libéraux de vous aider pour déployer votre stratégie en santé : les médecins libéraux y sont disposés pourvu qu'on les écoute et qu'on les respecte.

Dr Jean-Paul HAMON
Président
Fédération des Médecins de France

1- REVOLUTION !, Emmanuel Macron, XO Editions, 2016

LUTTE CONTRE LES DESERTS MEDICAUX : LES SOLUTIONS EXISTENT ET SONT SIMPLES

Paris, le 19 juillet 2017 - 2,5 millions de français vivaient dans un désert médical en 2015, une situation que les pouvoirs publics constatent sans proposer de solutions autres que la télémédecine. Jean-Paul Hamon commente « Les déserts médicaux ne sont pas une fatalité. Mettre en place des offres de télémédecine ne changera pas la donne ni le sentiment réel d'abandon. Une régulation téléphonique ou une vidéo peuvent contribuer à rassurer le patient, mais les gens ont besoin de voir un médecin et les médecins ont besoin de voir et de toucher les patients. Des solutions simples existent, nous les avons testées. Qu'on nous écoute enfin ! ».

Un désert médical est un territoire que les médecins libéraux quittent

La Fédération des Médecins de France, qui réunit des médecins de tous horizons et de toutes spécialités, est convaincue que pour susciter une volonté d'installation chez les médecins, il est urgent de réintroduire de l'appétence pour la médecine libérale notamment auprès des internes et des jeunes médecins.

Jean-Paul Hamon, son président, déclare « Faire disparaître de notre territoire les déserts médicaux en promouvant des offres d'installation modernes qui garantissent une meilleure coordination entre professionnels de santé facilitera l'attractivité des zones classées « déserts médicaux » pour les jeunes médecins autant que pour les internes. Mais il est aussi urgent de leur garantir à un niveau national de meilleures conditions d'exercice pour faciliter leur installation, grâce notamment aux propositions que nous portons depuis des années et qui petit à petit apparaissent comme les seules solutions ».

Au gouvernement : des solutions à déployer très rapidement pour une disparition des déserts dans les prochaines années

La FMF propose des solutions concrètes pour endiguer le développement des déserts et inverser la machine :

• Rendre obligatoire une année de stage en libéral pour tous les étudiants en médecine et créer le
MIM (Mobilité des Internes en Médecine), sorte d'ERASMUS français pour les étudiants en médecine afin de leur apporter une ouverture sur leur pratique

• Doubler le salaire de l'interne qui choisira d'effectuer son internat en zone éloignée de sa faculté ou en zone démographiquement faible

• Garantir par la collectivité un logement pour l'interne et la prise en charge de ses transports

• Valoriser la maîtrise de stage pour les médecins engagés dans ce mentorat et leur donner les moyens d'accueillir correctement un interne, par exemple grâce à une rémunération calquée sur celles que reçoivent les hôpitaux pour prendre en charge ces jeunes et s'inscrire dans une démarche d'intérêt général

• Caler la couverture sociale, y compris le congé maternité, des médecins sur le régime des salariés les 5 premières années d'installation

• Créer un forfait structure garantissant des conditions d'exercice dignes pour une sécurisation de la prise en charge du patient

• Mettre un local à disposition du médecin et l'accompagner dans la prise en charge des patients

Des initiatives locales portées par l'implication des professionnels de santé et des élus locaux

De nombreuses initiatives ont fleuri en France ces dernières années, portées par des professionnels de santé à la fois accompagnés et accueillis par les élus locaux. Sur la partie haute de la montagne limousine, par exemple, l'équipe de soins primaires Millesoins, créée par des professionnels de santé complémentaires (médecins, infirmiers, pharmaciens), développe une offre de soins coordonnée et collaborative innovante afin d' « amortir les mécanismes de désertification médicale » affirme Antoine Prioux, son pharmacien coordinateur. Il s'agit d'un véritable réseau territorial de soins qui répond aux besoins des populations locales en leur assurant une continuité des soins et attire de jeunes médecins qui découvrent une réflexion collective pour la santé des patients plutôt qu'un exercice solitaire, dans un esprit de partage et d'amélioration continue.

Ainsi, un système sécurisé de partage des données patients permet de coordonner les parcours de soins et de leur garantir une prise en charge optimale quelle que soit leur localisation sur le territoire. Un exercice libéral multi-sites est donc proposé, certains médecins et collaborateurs étant mobiles sur plusieurs maisons de santé.

Jean-Claude Etilé, médecin généraliste, membre de la Fédération des Médecins de France et de l'équipe Millesoins, installé à Royère-de-Vassivière, affirme : « Je reste persuadé que si les jeunes internes viennent aujourd'hui s'installer chez nous, c'est parce qu'ils y ont trouvé un maître de stage disponible et compétent, une pratique idéale de leur métier tournée vers le patient à soigner, une écoute et une entraide entre professionnels de santé permettant d'assurer une continuité des soins en cas d'indisponibilité. C'est une dynamique nouvelle pour notre métier. ».

Enfin, reste que ces initiatives permettent également de revaloriser les territoires, facilitant l'installation de citoyens rassurés par la présence d'un réseau de soins performant et continu. Les élus locaux ne s'y sont pas trompés, leur rôle est primordial dans l'accueil des médecins. Le maire de Royère-de-Vassivière a ainsi racheté une partie de la pharmacie pour en faire des studios où sont aujourd'hui logés les internes, le conseiller départemental creusois Jean-Luc Léger soutient l'initiative de l'équipe qui permet de faire découvrir et aimer la campagne à des médecins qui ne la connaissaient pas.

Menace sur l’IRM de Bergerac

Communiqué commun du 13 juillet 2017

L'ensemble des syndicats médicaux français représentatifs :

  • Se réjouissent du projet de l'ARS Nouvelle Aquitaine d'installer un I.R.M. sur le site de l'hôpital de la ville de Bergerac qui ne dispose à l'heure actuelle que d'un seul I.R.M. pour un bassin de 175 000 habitants avec des délais de rendez-vous à 53 jours.
  • Jugent par contre incompréhensible la volonté de l'ARS de fermer au 11 octobre 2017 l'I.R.M. parfaitement fonctionnel installé actuellement à la clinique Pasteur de Bergerac, qui compte-tenu de ces délais sera bientôt dans l'incapacité de fixer de nouveaux rendez-vous.
  • S'associent à la pétition signée en masse par la population de la ville de Bergerac mobilisée pour garder un accès à cette imagerie libérale qui leur donne satisfaction.
  • Accordent leur soutien aux médecins radiologues libéraux défendant la pérennité de leur outil de travail et offrant aux Bergeracois une imagerie dont la qualité est reconnue, la faculté de médecine de Bordeaux en ayant fait un terrain de stage pour la formation de ses internes.
  • Ont entendu avec satisfaction la nouvelle ministre de la santé Madame Agnès BUZYN annoncer privilégier la concertation et faire confiance aux acteurs de terrain, ce que sont les radiologues libéraux de Bergerac.
  • Espèrent que la ministre va ouvrir une ère nouvelle dans les décisions d'autorisations d'activité, pour que le secteur libéral soit considéré avec équité, au même titre que les autres acteurs de soins.
Jean Paul HAMON Jean Paul ORTIZ Claude LEICHER
Président de la FMF Président de la CSMF Président de MG-France


Philippe VERMESCH Philippe CUQ Jérome VERT Bertrand de ROCHAMBEAU
Président du SML Co-présidents du BLOC


Contacts locaux :

Roger TRAN Xavier GOUYOU BEAUCHAMPS
Radiologue à la clinique de Bergerac Chirurgien à la clinique de Bergerac
tranroger1@free.fr xavier.beauchamps@wanadoo.fr

Communiqué commun du 13 juillet 2017

L'ensemble des syndicats médicaux français représentatifs :

  • Se réjouissent du projet de l'ARS Nouvelle Aquitaine d'installer un I.R.M. sur le site de l'hôpital de la ville de Bergerac qui ne dispose à l'heure actuelle que d'un seul I.R.M. pour un bassin de 175 000 habitants avec des délais de rendez-vous à 53 jours.
  • Jugent par contre incompréhensible la volonté de l'ARS de fermer au 11 octobre 2017 l'I.R.M. parfaitement fonctionnel installé actuellement à la clinique Pasteur de Bergerac, qui compte-tenu de ces délais sera bientôt dans l'incapacité de fixer de nouveaux rendez-vous.
  • S'associent à la pétition signée en masse par la population de la ville de Bergerac mobilisée pour garder un accès à cette imagerie libérale qui leur donne satisfaction.
  • Accordent leur soutien aux médecins radiologues libéraux défendant la pérennité de leur outil de travail et offrant aux Bergeracois une imagerie dont la qualité est reconnue, la faculté de médecine de Bordeaux en ayant fait un terrain de stage pour la formation de ses internes.
  • Ont entendu avec satisfaction la nouvelle ministre de la santé Madame Agnès BUZYN annoncer privilégier la concertation et faire confiance aux acteurs de terrain, ce que sont les radiologues libéraux de Bergerac.
  • Espèrent que la ministre va ouvrir une ère nouvelle dans les décisions d'autorisations d'activité, pour que le secteur libéral soit considéré avec équité, au même titre que les autres acteurs de soins.
Jean Paul HAMON Jean Paul ORTIZ Claude LEICHER
Président de la FMF Président de la CSMF Président de MG-France


Philippe VERMESCH

Philippe CUQ Jérome VERT Bertrand de ROCHAMBEAU
Président du SML Co-présidents du BLOC


Contacts locaux :


Roger TRAN Xavier GOUYOU BEAUCHAMPS
Radiologue à la clinique de Bergerac Chirurgien à la clinique de Bergerac
tranroger1@free.fr xavier.beauchamps@wanadoo.fr

Communiqué commun du 13 juillet 2017

L'ensemble des syndicats médicaux français représentatifs :

  • Se réjouissent du projet de l'ARS Nouvelle Aquitaine d'installer un I.R.M. sur le site de l'hôpital de la ville de Bergerac qui ne dispose à l'heure actuelle que d'un seul I.R.M. pour un bassin de 175 000 habitants avec des délais de rendez-vous à 53 jours.
  • Jugent par contre incompréhensible la volonté de l'ARS de fermer au 11 octobre 2017 l'I.R.M. parfaitement fonctionnel installé actuellement à la clinique Pasteur de Bergerac, qui compte-tenu de ces délais sera bientôt dans l'incapacité de fixer de nouveaux rendez-vous.
  • S'associent à la pétition signée en masse par la population de la ville de Bergerac mobilisée pour garder un accès à cette imagerie libérale qui leur donne satisfaction.
  • Accordent leur soutien aux médecins radiologues libéraux défendant la pérennité de leur outil de travail et offrant aux Bergeracois une imagerie dont la qualité est reconnue, la faculté de médecine de Bordeaux en ayant fait un terrain de stage pour la formation de ses internes.
  • Ont entendu avec satisfaction la nouvelle ministre de la santé Madame Agnès BUZYN annoncer privilégier la concertation et faire confiance aux acteurs de terrain, ce que sont les radiologues libéraux de Bergerac.
  • Espèrent que la ministre va ouvrir une ère nouvelle dans les décisions d'autorisations d'activité, pour que le secteur libéral soit considéré avec équité, au même titre que les autres acteurs de soins.
Jean Paul HAMON Jean Paul ORTIZ Claude LEICHER
Président de la FMF Président de la CSMF Président de MG-France


Philippe VERMESCH

Philippe CUQ Jérome VERT Bertrand de ROCHAMBEAU
Président du SML Co-présidents du BLOC


Contacts locaux :


Roger TRAN Xavier GOUYOU BEAUCHAMPS
Radiologue à la clinique de Bergerac Chirurgien à la clinique de Bergerac
tranroger1@free.fr xavier.beauchamps@wanadoo.fr

Communiqué commun du 13 juillet 2017

L'ensemble des syndicats médicaux français représentatifs :

  • Se réjouissent du projet de l'ARS Nouvelle Aquitaine d'installer un I.R.M. sur le site de l'hôpital de la ville de Bergerac qui ne dispose à l'heure actuelle que d'un seul I.R.M. pour un bassin de 175 000 habitants avec des délais de rendez-vous à 53 jours.
  • Jugent par contre incompréhensible la volonté de l'ARS de fermer au 11 octobre 2017 l'I.R.M. parfaitement fonctionnel installé actuellement à la clinique Pasteur de Bergerac, qui compte-tenu de ces délais sera bientôt dans l'incapacité de fixer de nouveaux rendez-vous.
  • S'associent à la pétition signée en masse par la population de la ville de Bergerac mobilisée pour garder un accès à cette imagerie libérale qui leur donne satisfaction.
  • Accordent leur soutien aux médecins radiologues libéraux défendant la pérennité de leur outil de travail et offrant aux Bergeracois une imagerie dont la qualité est reconnue, la faculté de médecine de Bordeaux en ayant fait un terrain de stage pour la formation de ses internes.
  • Ont entendu avec satisfaction la nouvelle ministre de la santé Madame Agnès BUZYN annoncer privilégier la concertation et faire confiance aux acteurs de terrain, ce que sont les radiologues libéraux de Bergerac.
  • Espèrent que la ministre va ouvrir une ère nouvelle dans les décisions d'autorisations d'activité, pour que le secteur libéral soit considéré avec équité, au même titre que les autres acteurs de soins.
Jean Paul HAMON Jean Paul ORTIZ Claude LEICHER
Président de la FMF Président de la CSMF Président de MG-France


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Président du SML Co-présidents du BLOC


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Roger TRAN Xavier GOUYOU BEAUCHAMPS
Radiologue à la clinique de Bergerac Chirurgien à la clinique de Bergerac
tranroger1@free.fr xavier.beauchamps@wanadoo.fr

Simone Veil, une grande Dame.

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En 1975 j'étais installé depuis 2 ans et je venais de vivre en direct le combat de Simone Veil pour la légalisation de l'avortement.
Pour moi, jeune médecin, c'était une chose qui allait de soit et cette légalisation ferait que je n'aurais plus à me renseigner sur les départs en car pour Den Haag : un aller et retour pour la Hollande en une journée pour les plus chanceuses... celles qui avaient eu la chance de tomber sur un médecin qui ne considérait pas l'avortement comme un acte criminel passible de la radiation à vie.
Ce n'est que bien des années plus tard que j'ai compris le combat que Simone Veil avait dû mener dans ce monde hostile, gouverné par des hommes qui venaient déjà d'accepter le remboursement de la pilule contraceptive, loi présentée par Lucien Neuwirth .
La libération de la femme était en route, et je n'ai pas tout de suite su par quelle femme ce combat était mené.
On ne savait pas encore que Simone Veil était une rescapée des camps de la mort.
Son combat, et son témoignage, n'en étaient que plus grands : le combat pour une réconciliation européenne prenait une autre dimension venant d'elle.
Nous venons de perdre une grande dame et son parcours rend tout le reste dérisoire. Signez la pétition demandant son entrée au Panthéon !

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Dr Jean-Paul Hamon
Président Fédération des Médecins de France

L’hôpital sort de ses murs : la FMF sort de ses gonds !

Alors que les files d'attente bloquent les services hospitaliers et mettent en danger la santé des citoyens, des administratifs trouvent l'idée géniale de confier des tâches de médecine libérale à des confrères hospitaliers au bord du burn-out !!!

Dans le même temps des directeurs hospitaliers embauchent en CDD des médecins pour des contrats ponctuels, notamment en anesthésie et radiologie.

Où est la cohérence de cette politique de santé dispendieuse ?

Les trois exemples récents de Lorient (56), de Grigny (91), de Maubeuge (59) , montrent qu'il y a la volonté d'étendre l'hôpital hors de ses murs, pour un coût de consultation 2 à 3 fois plus cher qu'en libéral, alors que dans ces trois zones aucune pénurie n'existe et que certains de ces centres de consultations hospitalières externalisées sont situés à moins de 500 m d'une maison de santé pluridisciplinaire chère à notre gouvernement !

La FMF exige de la part de la directrice de la DGOS une clarification de sa politique :

A-t-elle, oui ou non, l'intention de créer des centres de santé peuplés de médecins hospitaliers ???

Jean-Paul HAMON
Président de la Fédération des Médecins de France
Tél. 06 60 62 00 67