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	<title>Site de la Conat</title>
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		<title>Site de la Conat</title>
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		<item>
		<title>Analyse de la Circulaire du 18 Septembre 92 relative à la gestion des secours et sur laquelle repose toute la Politique actuelle des secours publics en France.</title>
		<link>http://www.conat.net/SPIP/article.php3?id_article=153</link>
		<date>2007-12-04 12:06:59</date>
		<description>&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
Analyse de la Circulaire du 18 Septembre 92 relative à la gestion des secours et sur laquelle repose toute la Politique actuelle des secours publics en France.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le texte écrit en vert correspond aux parties de la circulaire à supprimer.
Le texte écrit en rouge correspond aux corrections à ajouter à la circulaire.
Le texte écrit en bleu et en italiques correspond aux commentaires et analyses de la circulaire.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_documents spip_documents_center' &gt;&lt;a href='http://www.conat.net/SPIP/IMG/rtf/circulaire_s-pompier.rtf'&gt;&lt;img src='http://www.conat.net/SPIP/IMG/icones/rtf-dist.png' style='border-width: 0px;' height='52' width='48' alt=&quot;RTF - 78.5 ko&quot; title=&quot;RTF - 78.5 ko&quot; /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;div class='spip_doc_titre'&gt;&lt;strong&gt;VO en couleur&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les textes administratifs de notre pays ne reposent pas toujours sur des bases rédactionnelles de qualité, et nous avons ici un bon exemple de cette médiocrité d'écriture avec un document qui n'est pas clair, ambigu, interprétatif et même partial ce qui est un comble pour un texte sensé définir les modalités opérationnelles de structures publiques dites complémentaires voire partenaires...&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il faut ajouter que dans le droit administratif français une circulaire dite préfectorale ou interministérielle n'a pratiquement aucune valeur légale.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Circulaire du 18 Septembre 1992 relative aux relations entre le Service Départemental d'Incendie et de Secours et les « établissements publics hospitaliers dans les interventions relevant de gestion quotidienne des secours.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La présente circulaire précise les conditions d'application des textes législatifs et réglementaires visés en annexe pour vous permettre de définir les domaines d'action et les relations entre le service départemental d'incendie et de secours et l'ensemble des moyens hospitaliers, dans le cadre de l'aide médicale urgente. Elle découle d'une réflexion approfondie, menée pendant plusieurs mois&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;I-Dispositions Générales.
A-Les Services Concernés.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;I	Le Service départemental d'Incendie et de Secours, dans le cadre de ses activités, doit comporter un centre opérationnel départemental ( C.OD.I.S) pouvant disposer d'un de plusieurs C.T.A ( centre de traitement de l'Alerte ) dotés du numéro 18. Le CODIS est l'organe de coordination de l'activité opérationnelle des services d'incendie et de secours du département. Il est immédiatement informé de toutes les opérations en cours et est, avec régularité, tenu informé de l'évolution d'une situation jusqu'à la fin des opérations. Au sein du service départemental d'incendie et de secours, le service de santé et de secours médical effectue des interventions dans le cadre des missions opérationnelles des sapeurs pompiers. Ce service de santé, en application de l'article 41 du chapitre IV du décret N° 88-623 du 6 mai 88 relatif à l'organisation générale des services d'incendie et de secours, dispense des soins d'urgence aux victimes d'accidents et de sinistres de toute nature dans les conditions prévues à l'article 16 de la loi du 22 juillet 87.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;II	Le Samu qui comporte un centre de réception et de régulation des appels ( centre 15 ), conformément à la
loi N°86-11 du 6 janvier 1986 et à l'article 3 du décret N°87-1005 du 16 décembre 1987 :
&lt;br /&gt;&lt;img class='spip_puce' src='http://www.conat.net/SPIP/puce.gif' alt='-' /&gt; assure une écoute médicale permanente.
&lt;br /&gt;&lt;img class='spip_puce' src='http://www.conat.net/SPIP/puce.gif' alt='-' /&gt; détermine et déclenche dans le délai le plus rapide, la réponse la mieux adaptée à la nature des appels.
&lt;br /&gt;&lt;img class='spip_puce' src='http://www.conat.net/SPIP/puce.gif' alt='-' /&gt; s'assure de la disponibilité des moyens d'hospitalisations publics ou privés adaptés à l'état du patient, compte tenu du respect du libre choix, et fait préparer son accueil.
&lt;br /&gt;&lt;img class='spip_puce' src='http://www.conat.net/SPIP/puce.gif' alt='-' /&gt; organise le cas échéant le transport dans un établissement public ou privé en faisant appel à un service public ou à une entreprise privée de transports sanitaires.
&lt;br /&gt;&lt;img class='spip_puce' src='http://www.conat.net/SPIP/puce.gif' alt='-' /&gt; veille à l'admission du patient.
&lt;br /&gt;&lt;img class='spip_puce' src='http://www.conat.net/SPIP/puce.gif' alt='-' /&gt; coordonne les interventions des unités mobiles de secours et de soins hospitaliers dont disposent les services mobiles d'urgence et de réanimation ( S.M.U.R ).&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;( L'ajout de ce texte ne correspond à aucun des textes légaux cités en référence, il n'a donc aucune existence légale, c'est un simple additif du rédacteur...à supprimer ).&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;B	Les relations entre les services&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Chaque service organise ses propres interventions et assure la maîtrise de ses moyens.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;1.L'interconnexion.
L'interconnexion des centres 15 et 18 est la condition indispensable pour que ces centres se tiennent mutuellement informés des appels qui leur parviennent et des opérations en cours. A cet effet les dispositions techniques appropriées devront être prises par chacun des services.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;2.Communication avec les moyens engagés.
Les moyens engagés communiquent exclusivement avec les centres de coordination ou de régulation dont ils dépendent. Ainsi le CRRA 15 du SAMU ne peut avoir de liaisons radiotéléphoniques, ni en réception, ni en émission, avec les moyens engagés par le SDIS. Il en est de même du CODIS vis à vis de tous les moyens engagés par les services hospitaliers.
La seule exception à ce principe est la procédure des bilans, explicitée ci-dessous.
Les bilans secouristes établis en cours d'opération par les équipes d'interventions du SDIS, ainsi que les messages médicaux des médecins du SSSM parviennent simultanément au CODIS et au CRRA15 du Samu.
Un dialogue direct peut ainsi s'établir entre l'intervenant du SDIS et le médecin régulateur du CCRA15 du samu.
Ce dialogue est facilité par la mise en place du réseau radio commun secours et soins d'urgence dont les dispositions sont prévues par la circulaire....
Cette procédure permet au CRRA15 du samu de prendre éventuellement la décision d'engager des moyens médicaux hospitaliers et de prévoir l'orientation des victimes.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;3-L'information opérationnelle.
L'information réciproque sur les interventions intéressant les 2 services est un facteur très important pour la conduite des secours . Elle ne se limite pas à la simple retransmission initiale des données de l'alerte, mais concerne les opérations de leur déclenchement à leur aboutissement.
Chacun des 2 services doit communiquer systématiquement à l'autre, au fur et à mesure, tout ce qui peut lui être nécessaire à l'accomplissement de sa tache.
Ainsi, pour permettre une meilleure gestion des secours, les moyens de secours hospitaliers, mobiles de secours, s'insérant dans la structure « immobile » des moyens SDIS répartie en trame sur tout le territoire, devront très régulièrement tenir informé de leurs positions les CODIS et CTA.
( Il en va simplement du souci d'une gestion normale des moyens. Le véhicule du smur s'insérant dans une structure S-Pompier, celle-ci doit connaître à tout instant où se trouve ce moyen de secours - souvent unique -
qui peut être occupé sur une intervention médicale grave, à l'autre bout du secteur - cela peut faire 50 km -
Le rôle du CODIS et des CTA concernés étant alors d'intégrer le défaut d'intervention du moyen smur ou de son grand retard éventuel, pour appeler un autre smur, mais surtout appeler un médecin du SSSM en renfort
hypothèse évidemment non retenue de bout en bout par le rédacteur du texte...)
Lorsque l'un des services prend seul en charge une intervention dont l'alerte lui a été retransmise par l'autre, il l'informe en retour de la suite donnée obligatoirement.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;4	La régulation médicale. La régulation médicale relève du CRRA15 du samu. Cette mission est exercée par me médecin régulateur.
La régulation médicale a pour but d'apporter la réponse médicale appropriée à toutes les demandes de soins, de veiller à ce que les soins nécessités par l'état d'un patient lui soient délivrés efficacement dans le souci de la meilleure utilisation possible des ressources disponibles.
La régulation médicale sera effectuée en tenant compte de l'existence sur le terrain de tous les intervenants possibles, sans exclusive, et pour ce qui concerne les moyens médicaux hospitaliers, ceux du SDIS et des médecins du SSSM, dans le respect des obligations des Codes de la Santé Publique et de la Déontologie Médicale s'appliquant à chacun d'eux ainsi que dans le respect des dispositions du présent document.
Cette action suppose l'information la plus complète du médecin régulateur et l'harmonisation des principes d'action des services publics de secours dans le respect de leur naturelle complémentarité et à parité de leur
mutuelle responsabilité.
Elle tend à une meilleure gestion de tous les intervenants dans l'aide médicale urgente avec notamment pour effet de préserver l'hôpital d'une sollicitation abusive et inadaptée.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;( On se demande ce que viennent faire là, ces paragraphes pour « le meilleur des mondes possibles » ...
Nous sommes dans un texte opérationnel, non dans une étude théorique sur le centre 15 et ses vertus..
à supprimer .)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;II-Procédures applicables aux interventions relevant de la gestion quotidienne des secours.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A	la retransmission initiale des appels de demandes d'aide d'urgence.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il s'agit de la retransmission initiale entre le CRRA C15 et le CODIS du SDIS ou de toute autre structure
désignée par le SDIS.
( le texte de cette Circulaire est sensé décrire les rapports Opérationnels entre 2 structures : les Samu ou Smur, structures de l'urgence hospitalière, et les SDIS, structure de l'urgence sapeur pompier.
Le SDIS n'a à désigner nul autre organisme, à supprimer...)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;1	La transmission des informations.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Deux catégories d'information doivent être retransmises en priorité : les renseignements obtenus lors de
l'appel et la composition des moyens engagés.
La retransmission des appels entre le CRRA et le CODIS est immédiate et réciproque.
Elle se poursuit au fur et à mesure de l'arrivée des informations complémentaires. Cette retransmission s'effectue à l'aide des moyens de télécommunications disponibles, dans l'attente de la généralisation de la conférence téléphonique.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;2	Pour la voie publique et les lieux fréquentés par le public la retransmission initiale est systématique entre les deux services.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;3	Pour les domiciles et les lieux privés la retransmission initiale est systématique du CODIS vers le CRRA C15 du samu.
Le CRRA C15 du samu informe le CODIS de l'éventuelle indisponibilité ainsi que de la position de l'équipe hospitalière, afin que les secours soient délivrés avec la meilleure efficience.
( cette précision est indispensable et rejoint l'article 3 modifié sur l'information opérationnelle dont dépend la gestion la plus normale et la plus efficiente des secours...)
Le CRRA C15 informe le CODIS lorsque le médecin régulateur requiert les moyens sapeurs pompiers, qu'il s'agisse des moyens secouristes sapeurs pompiers ou des médecins sapeurs pompiers.
( les choses sont ainsi exprimées plus clairement, et l'indisponibilité éventuelle d'un smur, envisagée, entraîne l'appel aux médecins sapeurs pompiers, ce qui est la logique même...)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;4	En cas de sinistre qui se définit comme étant un accident ne comportant à priori que des dommages matériels sans notion de victimes et dont l'ampleur laisse craindre des risques pour les équipes d'intervention ou les populations environnantes et/ou impliquées, les services d'incendie et de secours interviennent immédiatement.
Si le CRRA C15 du samu reçoit l'appel il le retransmet systématiquement vers le CODIS.
Le CODIS tient informé, dans le souci permanent de l'efficacité des secours et d'une naturelle complémentarité
des moyens disponibles, le CRRA C15 des opérations de secours importantes et/ou susceptibles de comporter des victimes.
De même que le CODIS peut mettre en alerte pré-appel ses médecins sapeurs pompiers territorialement concernés, le samu reste libre d'apprécier la situation et de faire de même pour ses moyens, en concertation permanente avec le CODIS responsable, à travers l'interconnexion ou la conférence téléphonique.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;( ces choses là doivent être écrites de façon claire, chacun est dés lors à sa place et nous n'avons plus à voir des déclenchements de smur ou de samu au premier sinistre venu.
De cette manière le CODIS concerné n'a pas à apprendre la présence du samu ou du smur, une fois celui-ci sur place.
Tout ceci ressort d'une responsabilité unique, celle des sapeurs pompiers, donc du CODIS.
Les choses vont mieux en les écrivant nettement...
C'est aussi à ce niveau là, le souci de la gestion des moyens disponibles, pour d'autres appels, les moyens smur ou samu étant des plus limités..)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;B	Le déclenchement.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;1	Pour la voie publique l'intervention du SDIS est automatique.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le samu peut déclencher les moyens qu'il juge nécessaires, en concertation avec le CTA ou le CODIS concerné, sur les informations en sa possession, notamment celles concernant la participation ou non des médecins sapeurs pompiers du SSSM et de l'importance des moyens SDIS engagés.
( il s'agit pour le futur du dossier des urgences de maîtriser la gestion des interventions de l'urgence hospitalière au mieux, dans le respect de chacun, ce qui est ici le cas contrairement au texte précédent.
L'important pour un smur ou un samu, structure de renfort médical, est de savoir s'il y a ou non un médecin sur les lieux, et un médecin entraîné, soit un médecin sapeur pompier..)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;2	Pour les lieux fréquentés par le public, les deux services se concertent préalablement au déclenchement des moyens pour fixer les modalités de l'intervention. ( que venons nous d'écrire ? si ce n'est la même chose ?
N'oublions pas que l'ensemble du Texte de cette circulaire a été écrit pour favoriser - outrageusement - le rôle opérationnel de l'urgence hospitalière...on parle ici de « territoires de chasses »...Ce paragraphe en fait n'a pas à se discuter avec l'urgence hospitalière, voie publique et lieux fréquentés par le public étant la même chose.)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;3	Pour les domiciles et lieux privés toutes les demandes font l'objet d'une régulation médicale par le CRRA
C15 du samu, préalablement à tout engagement des moyens.
Le SDIS n'intervient qu'à la demande expresse du samu.
( pourquoi « expresse » ? à supprimer..)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;4	Le prompt secours.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le prompt secours : la seule dérogation aux règles énoncées aux points 2 et 3 se situe dans le cadre du prompt secours.
( qu'est ce que le prompt secours ? sinon la réponse à l'appel que tout médecin reçoit tous les jours d'une personne malade, affolée, sans aucune connaissance médicale..Sans cette notion qui doit se rapprocher du vécu de chacun, cette circulaire ne peut être qu'une « farce ».. !)
On entend par prompt secours l'action de secouristes agissant en équipes et qui vise à prendre en charge dans délai des détresses vitales ou à pratique des gestes de secourismes. Il est assuré par des personnels formés et équipés. Son intérêt réside dans son caractère réflexe, il ne doit pas conduire à des actions relevant de la compétence des médecins généralistes ( médecin traitant ou médecin de garde ) et/ou des ambulanciers privés, voire du simple conseil.
( Cela est la définition du Texte de la Circulaire, à supprimer totalement..)
On entend par prompt secours, l'action de secours de tous les partenaires de l'Aide Médicale Urgente, agissant en complémentarité, qui vise à prendre en charge sans délai, des détresses vitales de façon réflexe.
Il peut être le fait de tous les partenaires de l'Aide Médicale Urgente, dans les droits et le respect des rapports réciproques de la déontologie professionnelle de chacun.
( ceci est la définition qui devrait être, la définition « normale » )
( Ces 2 définitions n'ont visiblement pas les mêmes buts.
Celle du Texte de la Circulaire n'est là que pour limiter, minorer, encadrer et circonvenir une éventuelle présence médicale : celle du médecin sapeur pompier du SSSM.
Celle-ci est adulte, n'enlève rien à personne et colle aux réalités des choses.
Ainsi ce Texte, transforme t-il, de manière insidieuse, en procédure opérationnelle hors du réel, un réflexe de secours, qui, ainsi posé et mené jusqu'à l'absurde, conduit immanquablement à des dysfonctionnements graves, dont on meure en France depuis le 18 Septembre 92 : une dizaine de cas connus par an, pour combien d'autres passés aux profits et pertes ? ).&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Médecin Libéral, je fais du prompt secours tous les jours, et selon que l'appel du malade passe par une voie administrative différente ( 15 ou 18 ) le prompt secours libéral ( qui peut être une rechute du même appel ..)
neserait plus le même ? ! Et ne serait plus Médical ? ?
Tout ceci confine au ridicule..
Dans l'état actuel des jurisprudences, quel est le sérieux - pour un médecin - à accorder à une telle définition en égard au nouveau Code Pénal. ?&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt; ?	Risques causés à autrui ( art.223-1, art.223-2 ) ?	Délaissement d'une personne hors d'état de se protéger ( art.223-3, art.223-4 ) ?	De l'entrave aux mesures d'assistance et de l'omission de porter secours ( art.121-2 ) ?	Complicité à... ( art.121-6, art.121-7 )&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Imaginons un service d'incendie et de secours, ou un corps de s-pompiers, qui, appliquant le dit règlement opérationnel de manière stricte, c'est à dire jusqu'à l'absurde, ne déclenche pas le départ d'un médecin sapeur pompier sur une détresse grave à domicile, en prompt secours.
En cas de détresse grave, nous avons là désormais tout ce qu'il faut pour occasionner des problèmes médico-légaux sans fin, sans même ajouter le retard à l'appel d'un médecin - quel qu'il soit - susceptible quant à lui d'alourdir d'emblée le dossier et les jurisprudences...&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Laissons le mot de la fin sur ce point au Docteur Jean-Jacques Arzalier, Directeur du Samu 83 :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;« votre définition du prompt secours s'apparente à de la bouillie pour les chats.
Mettre sur le même plan la prise en charge des détresses vitales et la pratique des gestes de secourisme ( ces derniers bien que réels pouvant être insignifiants ) me semble relever d'une méconnaissance des réalités de l'urgence, soit d'une volonté délibérée de justifier à posteriori toute intervention de secours à personne. J'ose espérer qu'aucun médecin soucieux de vérité n'est à l'origine d'une telle assimilation à des fins purement « stratégiques ». Par contre votre seconde définition, qualifiée de « normale » a toute mon approbation. »&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lorsque le CTA 18 reçoit un appel d'un domicile et qu'il existe un risque vital imminent ( détresse vitale avérée ou potentielle ) le stationnaire s-pompier peut déclencher d'emblée les moyens du SDIS.
Il transmet l'information au médecin régulateur du CRRA C15 qui peut, après information et régulation, interrompre l'intervention des moyens du SDIS qui ont été engagés.
( une aberration ! On a ainsi vu des ambulances de s-pompiers ayant chargé des malades graves venir les redéposer aux pieds des familles dans l'attente aléatoire d'un ambulancier privé ? !
Où est le terme de secours ? en cas de difficultés ? A supprimer totalement.
Il est mis là le doigt sur une perversion du système, où il existe - soigneusement entretenue - une totale confusion des genres...
La régulation n'est pas la direction des secours.
Le médecin sur place, au lit du Malade EST LE SEUL RESPONSABLE DES SECOURS, le CRRA C15 n'est là que pour l'aider à former la chaîne des secours..
Le médecin régulateur, n'a aucune autorité sur le médecin sur place ( déontologiquement il n'y a aucun lien de subordination entre médecins régulateurs et médecins libéraux ). Le médecin régulateur n'a aucunement les moyens réels de prendre la responsabilité totale d'un malade à 85 km de distance, et encore moins de se substituer au médecin sur place. On doit pouvoir lire :
...qui ne peut interrompre, après information et régulation, l'intervention des moyens du SDIS engagés, que sur l'accord obtenu d'un médecin sur place ( médecin sapeur pompier ou non ).
( imagine t-on le niveau de responsabilité médico-légale demandé alors à des secouristes ? )
La procédure applicable au prompt secours, qui ne doit en aucun cas transgresser les règles générales relatives à la régulation médicale peut être précisée localement par le CDAMU dans le respect des dispositions qui précèdent.
( onaurait donc la possibilité d'établir des variantes, et le prompt secours en Corrèze, ne serait pas le même qu'à Rouen, ou à Colmar ? ! Surréaliste ? )&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;5	Les sinistres.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'intervention des moyens du SDIS est automatique, avec notamment les médecins sapeurs pompiers du SSSM, pour assurer le soutien sanitaire de ses équipes.
Le samu n'intervient pas systématiquement, mais il garde la possibilité de se placer en alerte en fonction des informations reçues, en accord et en concertation avec le CODIS.
Dans l'appréciation des besoins et des ressources d'Aide médicale Urgente, et dans sa gestion des appels, le médecin régulateur doit obligatoirement tenir compte, de la présence en trame à tout le territoire considéré des médecins sapeurs pompiers, effecteurs des Premiers Secours de proximité, à la complémentarité totale avec l'urgence hospitalière dans la chaîne des secours.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;( précédemment dans le texte initial, on pouvait lire que « le médecin régulateur tient compte du SSSM »..unpeu comme de l'E.D.F ! Ici la chose est présentée plus correctement. Qu'un CRRA C15 n'appelle JAMAIS un médecin sapeur pompier en tant que tel en plus de 10 ans est plus que singulier : c'est franchement anormal et donc parfaitement délibéré...)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;6	Décisions itératives&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le CRRA C15 du samu et le CODIS conservent après la phase initiale c'est à dire la décision de première intervention, la possibilité de prendre de décisions ( exemple : décisions de renfort ) en fonction de l'évolution des opérations, le tout en concertation.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C	Orientation du patient et conduite de l'intervention&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En fonction notamment des informations transmises et des bilans reçus, le médecin régulateur du CRRA C15 peut déterminer l'orientation du patient.
Lorsqu'un Médecin est présent sur les lieux, l'orientation du patient est décidée par le médecin qui se trouve auprès du malade, en concertation éventuelle avec le médecin régulateur.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;( ce qui peut paraître ici une nuance est un problème fondamental. Le Médecin sur place est le responsable des Secours, le médecin régulateur est simplement là pour aider à la chaîne des secours...)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'orientation du patient est effectuée dans le respect de son libre choix, dans les conditions suivantes.
Il peut :
Soit être laissé sur place aux soins de son médecin traitant ou du médecin de garde.
Soit être confié à un établissement de soins ( mais transporté comment et par qui ? )
Soit attendre sur place un moyen de renfort
Soit être pris en charge par une ambulance privée ou une ambulance de s-pompiers et effectuer une jonction avec un autre moyen mobile selon la technique dite du rendez vous selon la nécessité requise par l'état clinique du malade.
Soit être évacué par l'ambulance des sapeurs pompiers en étant médicalisé par le médecin sur place ( médecin sapeur pompier ou un médecin libéral ) ( le malade est accompagné pour soins éventuels durant son transport par le médecin sur les lieux. Cette possibilité existe toujours, est très fréquente, et le fait qu'elle ne soit pas clairement définie et exprimée est là encore très significatif sur la prospective réelle de cette circulaire..)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;2	Conduite de l'intervention.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lorsque les moyens secouristes ou médicaux du SDIS sont intervenus en premier, la conduite de l'intervention d'aide Médicale Urgente est transférée au moment où le patient est entièrement pris en charge par les moyens médicaux de l'urgence hospitalière, en totale concertation avec le médecin sur les lieux ( médecin sapeur pompier ou médecin libéral )
Dans le cas où une unité mobile hospitalière se présente sur les lieux d'une intervention où ne se trouve aucun médecin, elle prend médicalement en charge le patient. Le responsable des secours s-pompiers sur place lui transmet tous renseignements utiles.
Si un médecin Sapeur Pompier du SSSM est sur place il PEUT transmettre et confier le malade au médecin de l'urgence hospitalière, dans les conditions prévues par le code de déontologie.
( en la matière le Code de déontologie est limpide et prône la concertation, mais tout en précisant que la responsabilité médicale ne se transfère pas, donc le médecin sur place, ayant fait les premiers soins,
DISPOSE...)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;D	Evacuation, transport.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le médecin régulateur en fonction de l'orientation du patient qui a été déterminée en concertation avec le médecin sur place ( médecin sapeur pompier ou médecin libéral ) et des moyens disponibles, organise le transport du ou des blessés ou malade.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;1	Voie publique et lieux fréquentés par le public.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'évacuation des patients ou leur transport sanitaire à partir de la voie publique sont effectués avec les moyens de transport des SDIS.
En règle générale un patient déjà installé dans un VSAB avant l'arrivée de l'équipe hospitalière ne sera pas changé de véhicule sauf raison impérative. De même une victime déjà installée dans un véhicule de transport sanitaire privé ne sera pas transférée dans un VSAB sauf raison impérative.
L'équipe de l'unité mobile hospitalière lorsqu'elle assure elle-même la surveillance d'un patient dont les soins sont effectués à l'intérieur d'un VSAB, bénéficie du concours du personnel du SDIS.
Sur le plan matériel, les VSAB sont aménagés de telle façon que l'équipe hospitalière puisse utiliser son propre équipement médical.
( totalement gratuit et inepte, si on suit ces « recommandations » le changement de matériel médical de l'urgence hospitalière, ou des consignes internes à celle-ci, pourrait conduire à rendre « inadéquates » plusieurs milliers d'ambulances de sapeurs pompiers... à supprimer ).&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;2	Domiciles et lieux privés.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le transport d'un malade à partir d'un domicile est réalisé, après régulation médicale, c'est à dire après concertation entre le Médecin sur place et le médecin régulateur.
Le choix du vecteur appartient au médecin sur place. Il tient compte des impératifs de l'organisation des secours et de leur efficience nécessaire, c'est à dire surtout de l'état clinique du malade ou de la victime.
Le transport peut être le fait de transporteurs sanitaires privés, comme il peut aussi être effectué par une ambulance de réanimation hospitalière ou un VSAB des sapeurs pompiers au gré des nécessités de l'état clinique du malade.
( il faut écarter à ce stade tout règlement rigide qui n'aurait sur le terrain aucune réalité, souplesse et adaptation possibles doivent prévaloir. Il s'agit de faire confiance aux hommes pour conduire l'application des règles générales dans leur respect ).&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour mettre en ?uvre et adapter les dispositions de la présente circulaire aux spécificités locales, une convention devra être signée, sous votre autorité, entre le centre hospitalier siège du Samu et le SDIS.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je vous demande de veiller à ce que dans cette convention, figure des dispositions particulières relatives aux modalités d'évaluation.
Cette évaluation devra porter tout particulièrement sur les points suivants :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img class='spip_puce' src='http://www.conat.net/SPIP/puce.gif' alt='-' /&gt; Exercice du prompt secours
&lt;br /&gt;&lt;img class='spip_puce' src='http://www.conat.net/SPIP/puce.gif' alt='-' /&gt; Relations entre le CRRA C15, le CODIS et le CTA.
&lt;br /&gt;&lt;img class='spip_puce' src='http://www.conat.net/SPIP/puce.gif' alt='-' /&gt; Modalités de mise en ?uvre de l'interconnexion.
&lt;br /&gt;&lt;img class='spip_puce' src='http://www.conat.net/SPIP/puce.gif' alt='-' /&gt; Evaluation des interventions des samu et smur concernés : . Adéquation entre sortie et appel . Calcul efficience/coût . Calcul du rapport sortie/smur morbidité des patients&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;( il convient à ce niveau d'être sérieux, ce chapitre de l'évaluation est totalement caricaturé sans vergogne : on évalue ainsi tout ce qui peut concerner les sapeurs pompiers, et rien n'est même programmé pour l'évaluation de l'urgence hospitalière ? ? !&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est là, pourtant, que se situe la principale remise en ordre à attendre, pour le futur de ce Dossier des Urgences. L'apparition des références médicales opposables ( RMO ) de l'Urgence, obligera l'urgence hospitalière à revenir - actuellement c'est le règne de l'auto-prescription sur n'importe quoi, au bénéfice de l'hôpital du smur, le tout aux frais de l'assurance maladie qui paye à guichets ouverts - à une gestion normale des interventions primaires, à une vérité des coûts ( la même urgence, traitée de la même façon, voit son échelle de coût aller du facteur 1 au facteur 52 - de 62,06 frs à 3199,90 frs - et plus... ! ! ), et enfin à des contrôles normaux de l'activité ( avec les RMO de l'urgence ).&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'efficacité des secours d'urgence dépend en grande partie de la complémentarité des interventions des différents services compétents, laquelle est fonction de la coopération qui doit s'établir entre eux, préalablement aux interventions et au cours de celles-ci. La mise au point d'une organisation adaptée et efficace dans chaque département est de nature à faciliter ce travail en commun indispensable.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;( On enfonce là les portes ouvertes du bon sens mais surtout de la bonne volonté des Femmes et des Hommes de terrain qui ?uvrent tous les jours, sans tenir compte le moins du monde de ce texte biseauté, et qui sauvent ainsi, au quotidien, l'ensemble de ce dossier.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il est rafraîchissant de lire cette conclusion « ?cuménique » venant après un texte entièrement contrefait, ayant sans aucune pudeur, dans la plus grande irresponsabilité administrative et économique, écarté de l'opérationnel le plus possible le plus vaste et le plus naturel réseau de médecins libéraux d'urgence de France, celui des Médecins Sapeurs Pompiers, garants des premiers secours aux Français.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Qu'il y ait eu des médecins pour participer à ce travail indigne reste une pitié pour notre Profession.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La seule guerre qui existe, est celle, surréaliste, absurde, que mène l'urgence hospitalière ( en quasi faillite opérationnelle à moyen terme : n'apparaîtrait-elle pas dans toute sa nudité opérationnelle sans notre travail de proximité ? ) contre le reste du corps médical, pour tenter de rebondir sans cesse au plan opérationnel, établir et consolider son hégémonie dispendieuse et garder ses prébendes sans contrôles.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le texte de cette circulaire est, jusqu'à l'outrance, le résumé de cette politique d'irresponsabilité.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt; Docteur Jean-Marie Gendarme&lt;/p&gt;</description>
		<author>webmaster</author>
		<dc:date>2007-12-04T11:06:59Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
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		<title>Les internes en grève</title>
		<link>http://www.conat.net/SPIP/article.php3?id_article=152</link>
		<date>2007-10-26 12:41:22</date>
		<description>&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
Pour info&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/user/gigoro1977&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Les internes en grève&lt;/a&gt;
&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il faut le son...&lt;/p&gt;</description>
		<author>webmaster</author>
		<dc:date>2007-10-26T10:41:22Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>webmaster</dc:creator>
		

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		<title>Pouvoir disciplinaire des caisses</title>
		<link>http://www.conat.net/SPIP/article.php3?id_article=151</link>
		<date>2006-11-27 10:57:22</date>
		<description></description>
		<author>webmaster</author>
		<dc:date>2006-11-27T09:57:22Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
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		<title>&quot;Un médecin de l'Essonne écroué&quot;</title>
		<link>http://www.conat.net/SPIP/article.php3?id_article=150</link>
		<date>2006-11-27 10:54:21</date>
		<description>&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
Il faut noter que il ne semble pas que ce soit la CPAM qui ait dénoncé ce médecin, mais la gendarmerie, en épluchant les comptes de ce monsieur qui se livrait à des opérations financières douteuses ! Nos gendarmes auraient été affolés par le montant des honoraires perçus, montant qui devait paraître tout à fait normal au directeur de la CPAM locale, puisqu'il a fermé les yeux pendant plusieurs années ?&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&quot;Le médecin faisait fortune sur le dos de la Sécu &quot; ?&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je ne crois pas, la sécu savait forcément et a donc laissé faire ; dans quel but ?&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Donc, si la sécu s'en est arrangée, le médecin a fait fortune, avec ce qui frise la complicité de la sécu, sur le dos des ASSURÉS ! Je ne vois pas comment analyser cela autrement, excuses !&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce directeur de CPAM devrait être jugé pour négligence, mauvaise gestion de son entreprise, remboursements frauduleux etc, car ça ressemble à du blanchiment ! Car pour qu'il y ait escroquerie aux assurés, faut bien quelqu'un pour payer l'escroquerie, rentrer dans le deal !&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je ne peux m'empêcher de penser que ces arnaques qui se multiplient arrivent à point pour justifier le croisement des fichiers sécu et bientôt vos DMP avec les fichiers de la police. La sécu ne pouvait ignorer cette arnaque ; aurait-elle laissé faire en vertu du dicton qui dit que &quot;qui veut la fin veut les moyens &quot; ? Je pose simplement la question .&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Entre le Ministère de l'Intérieur et celui de la Santé, il n'y avait qu'un pas à faire.
C'est fait.&lt;/p&gt;</description>
		<author>martinemarchand</author>
		<dc:date>2006-11-27T09:54:21Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>martinemarchand</dc:creator>
		

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		<item>
		<title>H'OUTSPA</title>
		<link>http://www.conat.net/SPIP/article.php3?id_article=149</link>
		<date>2006-03-17 08:09:44</date>
		<description>&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;H'OUTSPA&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nous assistons depuis quelques semaines à un spectacle d'une grande cocasserie dans le monde syndical médical.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Après avoir donné leur aval à une convention coercitive empilant les obligations et les contraintes, les responsables des syndicats signataires veulent nous convaincre qu'ils ont été trompés et que les anomalies, les dérives et les interprétations abusives des caisses se font « à l'insu de leur plein gré. »&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Tel président qui a signé l'avenant numéro quatre sur la PDS et donc accepté de supprimer le samedi après midi de la garde, demande aux médecins de faire la grève le samedi après midi ( !!) si l'astreinte n'est pas payée.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Tel autre, retraité depuis plusieurs années, engage ses confrères dans des chemins de traverse qui ne le concernent plus, puis faisant volte face se présente comme le grand résistant à la convention.
Le même qui avait trouvé ridicule le mot d'ordre de la CONAT de la semaine des trente-cinq heures en mai 2002 en fait son cheval de bataille.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le troisième propose à ses confrères de pratiquer des dépassements d'honoraires mais attention avec tact et mesure pour compenser les revalorisations inexistantes. Assurément le meilleur moyen d'envoyer les médecins au casse-pipe dans le contexte actuel.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Encore plus fort, les voilà qui signent un accord de revalorisation tarifaire gagé sur des économies énormes (1,4 milliards d'euro), revalorisation ridicule ne rattrapant même pas l'inflation, et ils nous présentent encore ça comme une grande victoire de la raison et de l'intelligence.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Quels grands négociateurs, mais surtout quelle stupidité !&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cela fait penser au terme talmudique du titre « H'OUTSPA » qui pourrait se traduire par impudence, culot et dont l'exemple serait celui d'un homme jugé pour le meurtre de ses parents et qui demanderait l'indulgence du tribunal parce qu'il est orphelin.&lt;/p&gt;</description>
		<author>webmaster</author>
		<dc:date>2006-03-17T07:09:44Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>webmaster</dc:creator>
		

		</item>
	
	
		
		<item>
		<title>Début du Web médecin : sans remous ni enthousiasme</title>
		<link>http://www.conat.net/SPIP/article.php3?id_article=147</link>
		<date>2006-03-13 18:30:06</date>
		<description>&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
ON TROUVE de tout sur Internet, même ce qui ne devrait pas y être.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Depuis la mi-février, l'assurance-maladie a été prise par deux fois en flagrant délit de violation du secret médical et professionnel. Pendant quelques jours, son portail national (www.ameli.fr) a laissé filtrer des informations confidentielles sans aucune précaution, puisqu'il suffisait aux internautes curieux de saisir le nom d'un patient plus ou moins illustre pour savoir s'il avait ou non choisi un médecin traitant.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Jusqu'à vendredi dernier, le site Web de l'union régionale des caisses d'assurance-maladie (Urcam) du Limousin a divulgué des comptes rendus nominatifs rédigés par des délégués de la Sécu (DAM), dont les commentaires sur les pratiques de prescriptions de médecins libéraux corréziens auraient dû rester à usage interne (« le Quotidien » du 16 février et d'hier).&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Si l'assurance-maladie a depuis remis de l'ordre sur ses sites Internet, il est permis de s'interroger notamment sur les conditions de sécurisation de son projet de Web médecin, rebaptisé depuis historique des remboursements (« le Quotidien » des 22 avril et 16 juin 2005).&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Prévu par la loi Douste-Blazy de 2004 (1), ce service en ligne permettra à terme à tous les médecins de consulter les remboursements et les indemnités journalières dont ont bénéficié leurs patients dans les douze derniers mois. La Caisse nationale d'assurance-maladie (Cnam) expérimente le Web médecin depuis l'automne dans trois départements (Alpes-Maritimes, Val-d'Oise et Yvelines), avec la participation d'une centaine de praticiens libéraux volontaires. Elle envisage de le « généraliser à l'automne 2006 » sur tout le territoire, avec déjà une année de retard sur le programme initial.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Un décret (2) a précisé récemment l'étendue du champ de vision de ce nouveau « Big Brother ». L'historique des remboursements récapitule, dans l'ordre chronologique inversé, toutes les prises en charge en médecine de ville, à savoir les prescriptions d'indemnités journalières et de transport, les médicaments et autres produits de santé délivrés, « les soins médicaux, chirurgicaux, dentaires, analyses et examens biologiques (...), les soins infirmiers et de rééducation fonctionnelle, y compris les actes et traitements à visée préventive », sans mention du nom des praticiens concernés.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'historique des douze derniers mois. Mais ce n'est pas tout. A l'avenir, annonce le décret, l'historique des douze derniers mois contiendra aussi des « informations relatives aux soins, produits et prestations délivrés en établissement de santé, quel que soit le statut de l'établissement », faisant fi du cloisonnement du système de santé français.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le sacro-saint secret médical serait-il menacé ? Le Dr Pierre Bruneau, directeur médical de Cegedim Logiciels Médicaux, qui a travaillé en amont sur le projet avec les services informatiques des caisses, ne pense pas qu'il y ait péril en la demeure. Si le service du médecin traitant en ligne de l'assurance-maladie « a paru un peu léger », explique le Dr Bruneau, l'historique des remboursements, lui, ne concourt pas dans la même catégorie. A côté, le Web médecin, « c'est Fort Knox, c'est hyperbétonné, hypersécurisé », résume-t-il, grâce au cryptage des données et à l'utilisation combinée de la carte Vitale et de la carte du professionnel de santé (CPS) à chaque connexion.
En fait, pour les trois caisses primaires d'assurance-maladie (Cpam) qui l'expérimentent à ce jour, les failles de l'historique des remboursements portent tout d'abord sur les limites de son usage pratique.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;« Ceux qui le testent nous disent que cela fonctionne, mais qu'ils y ont relativement peu recours », car le cas du patient inconnu et suspecté de nomadisme est « assez rare dans leur patientèle », témoigne Isabelle Lagelée, en charge de la communication de la Cpam du Val-d'Oise. En outre, cette application Internet à haut débit est « à oublier si on n'a pas l'Adsl. Evidemment, cela limite le nombre d'utilisateurs potentiels ».&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans les Yvelines, où plus de 60 médecins devraient tester l'historique des remboursements d'ici à la fin du mois, « les médecins ne voient pas toujours immédiatement l'intérêt qu'ils peuvent y trouver », constate Gérard Maho, directeur adjoint de la Cpam de Versailles. « Aujourd'hui, on considère qu'environ 10% des praticiens équipés recourent au serveur de manière régulière, parce que les médecins connaissent en général l'environnement de santé de leurs patients, poursuit-il. Et puis le dispositif n'a pas pour objectif d'être consulté systématiquement : c'est une aide pour le praticien, pas un outil de flicage. »&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Jean-Jacques Greffeuille, directeur de la Cpam des Alpes-Maritimes, qui tente l'expérience avec 49 médecins, souligne que le système a dû « évoluer, car le temps de réponse était un peu long au début. Il est devenu plus convivial et plus rapide ».&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Interrogés par « le Quotidien », plusieurs médecins utilisant le service en avant-première dressent un bilan plutôt positif.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Installée à Saint-Raphaël, dans le Var, le Dr Martine Hannedouche a fait partie de la poignée de médecins bêtatesteurs qui ont essuyé les plâtres dès l'été 2005. Cette généraliste consulte l'historique de remboursements en ligne pour les touristes de passage. Elle trouve le service « bien sécurisé » et « intéressant pour les actes de biologie et la liste des médicaments » déjà prescrits. « Ce bon aide-mémoire (lui) rend service une ou deux fois par jour », mais le Dr Hannedouche appréciera encore davantage les informations relatives aux hospitalisations lorsqu'elles seront disponibles. Elle espère qu'elles pourront remédier au « temps de latence de deux ou trois semaines entre le retour à domicile d'un malade et la lettre de sortie » adressée à son médecin traitant.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le Dr Marie Douniol, qui exerce en baie de Somme, a testé l'historique des remboursements « environ une fois par jour » pendant huit mois. Cette généraliste regrette qu'il concerne « seulement les assurés du régime général ». Le Dr Douniol y voit une « aide pour les nouveaux patients qu'on voit pendant une garde » et un moyen d'« éviter les interactions médicamenteuses en cas de maladies chroniques ».
Le Dr Philippe Dumez a été lui aussi médecin bêtatesteur et se connecte encore au serveur « quatre ou cinq fois par semaine ». Ce généraliste de l'Allier pense que le Web médecin « pourrait préfigurer le DMP » (dossier médical personnel), même s'il ne contient « pas de données sur les pathologies ».&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'Ordre perplexe. Le décret paru en février dernier intègre l'obligation, pour le médecin, d'obtenir l'accord du patient et de l'informer sur l'absence de sanctions en cas de refus. C'était une demande expresse de la Commission nationale informatique et libertés (Cnil), bien que celle-ci ait rendu un avis favorable sur le Web médecin le 15 mars 2005.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le Conseil national de l'Ordre des médecins, lui aussi consulté en amont du projet, demeure néanmoins perplexe à la lecture du décret. « On s'y perd un peu dans le nombre de services mis en ligne par l'assurance-maladie, affirme le Dr Jacques Lucas, secrétaire général de l'Ordre. On peut espérer qu'il n'y aura pas de faille de sécurité comme pour le service &#8220;médecin traitant ». En outre, il s'interroge sur « l'engagement de la responsabilité du médecin » par rapport au Web médecin : « Est-ce que l'assurance-maladie ou le patient pourrait lui faire grief de ne pas avoir consulté l'historique de remboursements ? » Le Dr Lucas « ne veut pas diaboliser le dispositif », mais il se demande s'il ne s'agit pas d'un outil transformant le praticien en « auxiliaire du médecin contrôleur de l'assurance-maladie », ce qui serait « un peu le monde à l'envers ». A ses yeux, le principe de l'historique de remboursement vient contredire « la logique de confiance et de coordination des soins » instaurée par le dispositif du médecin traitant et des parcours de soins, au risque de « brouiller les cartes ».&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt; L'Ordre se déclare enfin « interloqué », faute de relation claire entre le futur DMP et le Web médecin, sachant que ce dernier contient des précisions sur les remboursements, mais rien sur les résultats d'examens ni l'observance des traitements délivrés. Bref, conclut l'Ordre, toutes ces interrogations encore non résolues « contribuent au climat d'agacement extrême dans le monde médical, libéral et hospitalier ».&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&gt; AGNÈS BOURGUIGNON&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;(1) Article 21 de la loi du 13 août 2004 sur la réforme de l'assurance-maladie.
(2) Décret paru au « Journal officiel » du 11 février 2006.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le Quotidien du Médecin du : 02/03/2006&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Source : [le Quotidien du Médecin du : 02/03/2006]http://www.quotimed.com/&lt;/p&gt;</description>
		<author>laurent parrad</author>
		<dc:date>2006-03-13T17:30:06Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>laurent parrad</dc:creator>
		

		</item>
	
	
		
		<item>
		<title>Ma réponse à laurent degos</title>
		<link>http://www.conat.net/SPIP/article.php3?id_article=148</link>
		<date>2006-03-13 18:29:22</date>
		<description>&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
Dr Martine Marchand
Généraliste&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Crossac, le 8/3/06&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Monsieur le Président de l'HAS,&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En réponse à votre lettre, je vous remercie de l'attention que vous portez aux médecins PRESCRIPTEURS.
Il fut un temps où vous défendiez d'abord le médecin SOIGNANT, et je m'étonne que vous,
&lt;br /&gt;&lt;img class='spip_puce' src='http://www.conat.net/SPIP/puce.gif' alt='-' /&gt; qui aviez écrit dans un superbe article du Figaro du 10/8/02, je vous cite :
&quot; Cette vision purement comptable de la médecine aboutit à des interprétations qui s'éloignent de la mission du médecin. Le développement de la prescription de médicaments génériques est certes demandé et accepté par tous, mais ce n'est pas si simple à mettre en pratique. On trouve aussi pêle-mêle, la rationalisation de la prescription d'antibiotiques, la chasse aux prescriptions de médicaments à service médical rendu insuffisant, et puis des efforts sur la « polymédication » des personnes âgées, les vaccinations, la prise en charge des lombalgies, la prescription des médicaments psychotropes et la prise en charge des pratiques addictives. Voilà donc comment on trouve 260 millions d'économies ! Il est assez plaisant finalement qu'un accord revalorisant la profession de médecin généraliste commence par un arrangement on ne peut plus comptable. Car, enfin, de quoi s'agit-il ? C'est au médecin que l'on demande de faire des choix pour économiser encore et toujours plus. Acculé à faire des actes nombreux et stéréotypés, le médecin renonce à contrecoeur à ce qui lui est le plus cher, ce pourquoi il a choisi d'être médecin : aider autrui dans sa souffrance à la fois en apportant ses connaissances mais aussi son humanité. &quot;
&lt;br /&gt;&lt;img class='spip_puce' src='http://www.conat.net/SPIP/puce.gif' alt='-' /&gt; ayez pu écrire en septembre 2005, je vous cite toujours :
&quot; Nous avons évalué 245 médicaments, tous l'avaient été en 1999. A l'époque, ils avaient déjà été considérés comme rendant un service médical insuffisant et leur taux de remboursement avait été abaissé à 35%. Après une nouvelle analyse, nous estimons que parmi eux, 221 n'ont toujours pas fait leurs preuves. Cela ne veut pas dire qu'ils sont inefficaces. Ils ont une petite utilité, mais qui n'est pas suffisante pour justifier leur prise en charge par la solidarité nationale. Ce sont des médicaments de confort, des phytothérapies (médicaments par les plantes), des veinotoniques (contre les jambes lourdes)... Ils ne traitent pas de vraies maladies.&quot;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Avant de contester les méthodes utilisées pour tester la valeur du &quot; Service Médical Rendu &quot; d'un médicament, je conteste les &quot; méthodes de choix &quot; des médicaments testés. Nous sommes de nombreux médecins à penser que, par exemple, certains médicaments non &quot; testés &quot; ( anti Alzheimer, certaines thérapeutiques antinéoplasiques, certains antidépresseurs, pour ne citer que ces classes thérapeutiques, mais c'est vrai dans beaucoup de domaines thérapeutiques ), ont un rapport efficacité/coût des plus contestable, pour ne pas dire un rapport dangerosité/efficacité très défavorable. Et que les critères que vous mettez en avant ne sont que des alibis.
Quand vous parlez des traitements les plus performants, je me demande toujours de quelle performance vous parlez. Et je doute qu'il s'agisse seulement de performance de soins, quand de tels enjeux économiques sont mis en avant, qui sortent largement du champ de la sécurité sociale&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En 2002, vous disiez :
&quot; Mais que penser du jeu d'échange dans lequel les accords du 5 juin cherchent à les enfermer ? Que dire des médicaments au service médical rendu insuffisant ? Personne n'a jamais dit qu'ils étaient inutiles ou inefficaces. La commission d'experts (la commission de la transparence) a dit que ces médicaments ne constituent pas des innovations scientifiques de première grandeur, ce qui n'enlève en rien de leur utilité dans une prise en charge thérapeutique. Inversement, des médicaments dits innovants et donc coûteux ont dû être testés sur des milliers de patients pour parvenir à démontrer un bénéfice souvent minime par rapport au traitement « classique ».
Les pathologies bénignes du quotidien, constituent (heureusement !) 80 % du mal-être de nos concitoyens et de leurs motifs de consultation. L'ennui, c'est que le généraliste doit répondre aux demandes de ces patients et avoir à sa disposition des médicaments simples à utiliser pour soutenir l'effet de la consultation tout en évitant bon nombre d'examens de laboratoire et de radiographie inutiles.&quot;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est donc toute une conception humaniste de la médecine que vous avez défendue en 2002, face à la normalisation de l'humain et de sa souffrance prônée par l'assurance-maladie, que vous semblez renier aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Qu'un ancien Directeur de la CNAM, apparent défenseur alors de l'égal accès aux soins et passé aux AGF parle maintenant d'une assurance complémentaire de 12 000 euro par an pour les riches (face à un système de santé ou l'accès aux soins devient très problématique pour tout le monde) ne m' étonne pas, ses intérêts ont changé de camp, mais qu'un MÉDECIN qui a écrit CET article du Figaro en 2002 puisse à présent justifier les décisions de la HAS avec les arguments que vous me donnez, JE NE COMPRENDS PLUS !&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je suis un simple médecin généraliste, j'utilise journellement &quot; l'arsenal thérapeutique &quot; dont je dispose ; et je me permets de vous dire humblement mais fermement que ce n'est pas parce que la Sécurité Sociale a remboursé tout et n'importe quoi, et ceci sans l'avis des médecins de terrain, qu'elle doit se croire autorisée à dérembouser tout et n'importe quoi sur les critères que vous nous expliquez ; qu'elle doit se croire autorisée à confondre &quot; Service médical Rendu &quot; avec &quot; Service Assurantiel Rendu &quot;. J'ai connu l'époque où vos pairs, je parle des
&quot; grands &quot; professeurs de faculté, m'ont enseigné, et j'ai été une étudiante respectueuse de mes maîtres, que certains des médicaments que vous reléguez aujourd'hui étaient indispensables, à prescrire en priorité.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Vous nous disiez en 2002&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&quot; Etre un médecin responsable ou un technicien de santé ?
Le médecin doit connaître parfaitement les avancées scientifiques et techniques, mais l'art suprême est d'intégrer ces connaissances dans un contexte humain et de développer l'esprit de discernement. Le médecin soigne un malade et non une maladie isolée, hors de son contexte &quot;
Vous nous dites maintenant qu'il y a les &quot; vraies &quot; maladies ; classeriez-vous aussi les pathologies sur des critères de performance ? Est-ce le vrai but de la CCAM, la liste des maladies &quot; agrées et remboursées &quot; par la sécurité Sociale ? La maladie définie par l'acte médical ? Et définie par son rapport débit/crédit ? Quasiment qualité/prix ? Dépenses/richesses induites ?&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Vous avez donc changé, pas moi, et je reste très respectueuse de votre message d'alors ; mais il est vrai que je ne suis pas un médecin au &quot; service Assurantiel Rendu &quot; suffisant, et les patients ne sont pas remboursés de mes actes, qui ne se trompent pas sur le &quot; Service Médical rendu &quot;, puis qu'ils viennent me consulter.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Veuillez agréer, Monsieur le Président de l'HAS, mes sentiments nostalgiques du temps où vous étiez &quot; Monsieur le Professeur &quot;, et l'expression de tout mon respect pour ce temps-là.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dr Martine Marchand
Médecin généraliste Non Conventionné
2 place de l'Eglise
44160 Crossac&lt;/p&gt;</description>
		<author>martinemarchand</author>
		<dc:date>2006-03-13T17:29:22Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>martinemarchand</dc:creator>
		

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		<item>
		<title>Paroles de « fantassins de la médecine »</title>
		<link>http://www.conat.net/SPIP/article.php3?id_article=146</link>
		<date>2006-03-02 08:26:50</date>
		<description>&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Epidémie de chikungunya à la Réunion&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Paroles de « fantassins de la médecine »&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les généralistes voient passer chaque jour plusieurs dizaines de malades atteints par le virus du chikungunya. Face à cette maladie méconnue pour laquelle il n'existe pas de traitement, ils doivent répondre aux inquiétudes d'une population désarmée.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;« NOUS SOMMES les fantassins de la médecine », sourit le Dr Mahmad-Farouk Omarjee, généraliste à Saint-Pierre, dans le sud de l'île de la Réunion. Calmement, il explique son incertitude lorsqu'il a vu son premier patient atteint du chikungunya. « C'était en avril 2005, j'étais complètement perdu, je ne savais pas du tout ce que c'était. J'ai fait faire des prises de sang, il n'y avait rien. Je l'ai envoyé chez le rhumatologue, rien. C'était très angoissant de constater qu'une personne en bonne santé se trouvait brutalement percluse de douleurs, sans avoir la moindre idée de ce qu'elle avait », raconte-t-il. Aujourd'hui, il travaille parfois plus de douze heures par jour. Depuis la flambée de l'épidémie en janvier, il constate une augmentation de 20 % de son activité. « Il faut surtout rassurer les gens qui ne croient pas qu'un petit moustique puisse faire autant de dégâts, jusqu'à provoquer la mort et qui imaginent autre chose », poursuit-il.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans l'est de l'île, les premiers cas se sont déclarés en octobre. Depuis, cette zone particulièrement humide est la plus touchée par le virus. « En décembre, je voyais quatre ou cinq cas de chikungunya par jour. Je me suis rendu compte que ça faisait comme une tache d'huile : c'était une rue entière qui contractait la maladie en quelques jours. Il y en a eu de plus en plus. Rien qu'hier, sur 50patients, 40 avaient le chikungunya », témoigne le Dr Christine Kowalsik, généraliste à Saint-André. Elle-même touchée par le virus, elle a dû être hospitalisée pendant une semaine. « J'ai contracté la maladie chez une patiente, je me suis fait piquer chez elle. En général, pendant les visites, je fais attention : je me badigeonne de répulsif, je fais brûler des serpentins* et je ne traîne pas. Là, je suis restée dix minutes de trop. A l'hôpital, j'étais à deux doigts de demander de la morphine tellement j'avais mal. »&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;« Je n'en peux plus ». Ces derniers jours, alors qu'un certain tassement du nombre de nouveaux malades faisait espérer une stagnation de l'épidémie, un week-end de fortes pluies a suffi à relancer l'affluence des patients. « Je n'en peux plus. La semaine dernière, les &#8220;chikungunyés&#8221; commençaient à être moins nombreux. Avec les pluies, les moustiques sont revenus, et ma salle d'attente est à nouveau bondée. Les gens attendent à l'extérieur », dit le Dr Rémy Mamias, généraliste à Sainte-Suzanne.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Deux mois après le début de l'explosion du nombre de cas, les consultations concernent souvent des patients qui font des rechutes. « Actuellement, les gens viennent nous voir parce que les douleurs et la fatigue reviennent. En général, les enfants récupèrent rapidement. Ceux qui souffrent le plus sont les adultes entre 45 et 65ans. On dit même que les douleurs pourraient persister à vie », précise le Dr Omarjee.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A l'hôpital comme dans les cabinets, ce sont les nourrissons, les femmes enceintes et les personnes âgées qui suscitent le plus d'inquiétude. « Je vois beaucoup de femmes enceintes. Depuis janvier, on a mis en place un dépistage systématique des futures mamans, grâce à la sérologie. Elles sont très angoissées pour leur bébé », explique Mahmad-Farouk Omarjee. Dans la clientèle du Dr Christine Kowalsik, deux patientes enceintes ont quitté la Réunion pour la métropole. « Je ne les ai pas retenues », précise-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Désarmés.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Près d'un an après les premiers cas de chikungunya, les médecins se sentent toujours aussi désarmés face à cette maladie méconnue. Si le dernier bilan officiel fait état de 157 000 personnes touchées, les médecins estiment à 200 000, voire 300 000, le nombre de personnes atteintes depuis l'arrivée du virus en mars 2005, sur une population de 775 000 habitants. « Je suis écoeurée du manque d'informations, alors que, en tant que médecins de ville, nous sommes en première ligne. On ne sait rien et on ne peut pas aller chercher l'information, car on n'a pas le temps », explique Christine Kowalsik. « On sait très peu de choses sur la maladie. Du coup, entre généralistes, on ne dit pas toujours la même chose et les patients ne nous font plus confiance », poursuit-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans leur pratique, les médecins réunionnais expriment tous le même désarroi face à l'absence de traitement. « On entend souvent dire qu'aucune femme ne vit son accouchement de la même façon. Pour le chikungunya, c'est pareil, le virus se manifeste de façon variable d'un individu à l'autre. C'est très insidieux. Pour certains, ça démarre très doucement, pour d'autres, c'est au contraire très brutal », ajoute-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Face à l'épidémie, les soignants se solidarisent. « C'est une gestion de crise, ça n'a rien à voir avec la médecine normale. On s'organise entre médecins. Nous nous éclairons les uns les autres sans qu'il y ait de structures. On déjeune ensemble, on partage nos inquiétudes », raconte le Dr Shashi Bachun, généraliste dans les Hauts de Sainte-Suzanne.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A Saint-Pierre, infirmières libérales, kinésithérapeutes, pharmaciens et généralistes échangent leurs informations. « On discute des traitements qui peuvent soulager la douleur, on partage nos connaissances, sur l'efficacité des huiles essentielles, par exemple », indique Mahmad-Farouk Omarjee. « Il y a un côté excitant dans cette épidémie : on vit quelque chose d'exceptionnel qui ne se reproduira probablement pas dans notre carrière. Ça permet de remettre notre pratique en question », analyse Christine Kowalsik.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Trouver des solutions.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Depuis plusieurs semaines, la polémique enfle au sujet de la gestion de la crise par les services de l'Etat. De l'avis de tous les médecins, la prise de conscience de la Drass (Direction régionale des affaires sanitaires et sociales) s'est faite tardivement. « A la mi-janvier, j'ai eu un médecin de la Drass au téléphone, il pensait que l'épidémie serait éradiquée à la fin janvier », raconte Christine Kowalsik. Le 19 janvier, un groupe de médecins du sud de l'île signait une lettre commune réclamant la vérité des chiffres sur ce qu'il appelait déjà la crise sanitaire. « La gestion de la crise était folklorique au départ. On avait prévenu les autorités, ce n'est que maintenant qu'elles comprennent le message. Aujourd'hui, ce n'est plus l'heure de polémiquer. Il faut trouver des solutions car le chikungunya touchera la métropole dans quelques mois : les Réunionnais voyagent beaucoup et l'Aedes, vecteur du virus, existe en Europe, notamment dans le sud de la France », explique Mahmad-Farouk Omarjee. Christine Kowalsik ajoute : « Il faut que les médecins en métropole sachent que le chikungunya est une maladie chronique très douloureuse. Je pense qu'on peut la comparer à l'état de fatigue et de lassitude que ressentent les cancéreux. »&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;NOÉMIE COLOMB&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;* Sorte de bâton d'encens en forme de spirale qu'on fait brûler pour éloigner les moustiques.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le Quotidien du Médecin du : 02/03/2006&lt;/p&gt;</description>
		<author>webmaster</author>
		<dc:date>2006-03-02T07:26:50Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>webmaster</dc:creator>
		

		</item>
	
	
		
		<item>
		<title>L'activité fort peu confidentielle des DAM de Corrèze</title>
		<link>http://www.conat.net/SPIP/article.php3?id_article=145</link>
		<date>2006-03-01 07:58:24</date>
		<description>&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;L'activité fort peu confidentielle des DAM de Corrèze&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sur le site de l'Urcam du Limousin, n'importe qui a pu consulter les comptes rendus des visites des délégués de l'assurance-maladie (DAM) à des dizaines de médecins de Corrèze. Un dérapage du plus mauvais effet à quelques mois des expérimentations sur le dossier médical.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;SALE TEMPS pour les informaticiens de l'assurance-maladie : après l'incroyable bug du nouveau service en ligne de la Cnam sur les parcours de soins, qui a permis à des praticiens astucieux de vérifier en quelques clics la situation de Jacques Chirac, Philippe Douste-Blazy ou Nicolas Sarkozy par rapport au médecin traitant (« le Quotidien » du 16 février), voilà que l'Urcam de Limousin a fait encore plus fort. Pendant plusieurs semaines, elle a laissé sur son site en libre accès... les comptes rendus des entretiens nominatifs entre des dizaines de médecins généralistes de Corrèze et les délégués de l'assurance-maladie (DAM) du département avec observations, remarques et commentaires à la clé. Le cafouillage a été corrigé vendredi dernier. Auparavant, quiconque visitait le site de l'Urcam pouvait accéder aux fichiers détaillés de l'activité des DAM de Corrèze : nom et prénom du médecin visité (refus éventuel), ville d'exercice, durée de l'entretien, qualité de la visite (« excellent », « plutôt bon », « mitigé » ou « médiocre »). Et diverses appréciations concernant la situation du professionnel au regard de la convention (« n'approuve pas », « contraint et forcé »...) et son implication dans la maîtrise médicalisée des dépenses, poste par poste de prescriptions.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Excuses.Sans oublier les justifications de chaque médecin. Un excès d'antibiotiques ? Tel médecin est « conscient de l'effort à fournir », tel autre évoque « la pression des mères de famille », le troisième explique qu'il est « difficile de modifier ses habitudes avec des patients âgés » ou « utilise le TDR mais pas de manière systématique ». A propos des statines, on pouvait lire : « pression des cardiologues », « ne comprend pas pourquoi ce thème est mis en évidence », « prescrit en première intention des fibrates »... Dans la colonne « IJ », tel médecin déclare avoir « perdu des patients pour refus de prescription d'arrêts de courte durée ». Dans le domaine des anxiolytiques, un médecin, confronté à une forte demande, explique n'avoir « pas le temps de faire de la psychanalyse et n'être pas formé pour cela ». Sur les ALD, un autre avoue son « relationnel difficile avec les médecins-conseils ». Et le reste à l'avenant. Furieux, le Dr Jean-Paul Hamon, président de la FMF-Généralistes, dénonce le « dérapage scandaleux » d'une assurance-maladie « qui se croit tout permis » et une « agression caractérisée qui n'a rien du hasard... ». La FMF-G demande un entretien avec le directeur de la Cnam, Frédéric van Roekeghem, et avec le ministre de la Santé, Xavier Bertrand. Le syndicat réclame la suppression des DAM et se réserve le droit de porter cette affaire devant la justice.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'Urcam du Limousin ne nie pas sa responsabilité, mais s'efforce de calmer le jeu. Son directeur, Jacky Herbuel-Lepage, explique que l'Urcam a mis en place au début de 2005 un « espace sécurisé spécifique » sur son site permettant d'héberger et de coordonner les interventions des DAM, mais aussi les entretiens confraternels pilotés par les médecins-conseils. Une « erreur » dans la sécurisation de cet outil aurait rendu une partie de cet espace accessible, en l'occurrence les comptes rendus des visites des DAM de Corrèze. « C'est une anomalie informatique, affirme le directeur de l'Urcam. Nous n'avions aucun intérêt à mettre ces informations à disposition de tout le monde. » Dans un contexte conventionnel déjà tendu, la Cnam a pris l'affaire très au sérieux. On précise que la découverte d'informations nominatives ayant trait à la maîtrise médicalisée sur le site de l'Urcam-Limousin « a entraîné la réaction immédiate » de la direction générale de l'assurance-maladie, qui « a donné instruction de retirer ce compte rendu » dès vendredi dernier. La direction de la Cnam a également « diligenté un audit sur le site Internet de l'Urcam Limousin et sur les conditions de validation de son contenu ».&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;CYRILLE DUPUIS&lt;/p&gt;</description>
		<author>webmaster</author>
		<dc:date>2006-03-01T06:58:24Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>webmaster</dc:creator>
		

		</item>
	
	
		
		<item>
		<title>L'Ordre des Médecins écrit au ministre</title>
		<link>http://www.conat.net/SPIP/article.php3?id_article=144</link>
		<date>2006-02-24 19:06:00</date>
		<description>&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
A Monsieur Xavier BERTRAND&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ministre de la santé et des solidarités&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cabinet du ministre 8, avenue de Ségur&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;75350 PARIS Cedex 07 SP&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Paris, le 27 janvier 2006&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Monsieur le Ministre,&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt; Le 19 décembre 2005 vous avez réuni l'ensemble des organisations impliquées dans la permanence des soins ; le Dr Patrick BOUET, Secrétaire général adjoint représentait le Conseil national à cette réunion à l'issue de laquelle vous avez demandé aux différents participants de concourir par leurs propositions à l'amélioration du dispositif.
Le Conseil national de l'Ordre des médecins réuni en séance plénière le 27 janvier 2006 m'a chargé de vous présenter ses huit propositions. Elles correspondent pour la plupart à des positions déjà exprimées par le Conseil national ; comme vous le verrez elles sont opérationnelles et peuvent toutes être mises en place en 2007.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Elles s'appuient sur deux priorités :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;1 - Anticiper le vieillissement des médecins généralistes, les départs non compensés par de nouvelles installations dans les zones déjà fragiles.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;2 - Faire confiance aux acteurs de la permanence des soins pour trouver les solutions adaptées localement et donner une priorité absolue aux solutions concertées sous l'égide des conseils départementaux.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Quelles sont les évolutions indispensables ?&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;1 - La permanence des soins, mission de service public. L'article L 6315-1 du code de la santé publique doit faire de la permanence des soins non plus une mission d'intérêt général, mais une véritable mission de service public.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le Conseil national de l'Ordre des médecins en fera la demande dans le prochain projet de loi de financement de sécurité sociale pour 2007 ; elle permettra aux médecins qui y participent (effecteurs et régulateurs) de bénéficier de la protection juridique de l'Etat quel que soit leur statut. Comment justifier que la télétransmission d'une feuille de soins « associe le médecin à l'exécution même du service public » (avis du Conseil d'Etat du 3 décembre 2003) et que la réponse médicale, la nuit et les fins de semaine, à des demandes de soins non programmés de la population puisse ne pas associer les médecins régulateurs et effecteurs à l'exécution d'un service public.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt; 2 - La permanence des soins, activité médicalement régulée La régulation médicale est le pivot de la permanence des soins et elle conditionne l'intervention du médecin de garde ; elle ne peut être effective sans le concours des médecins libéraux. La réglementation doit être sans équivoque sur ce sujet. La présence des médecins régulateurs dans les centres 15, dans les centres de régulation libérale et dans les associations de permanence des soins doit être financée et non rationnée. L'activité médicale du médecin régulateur doit être sécurisée et encadrée. A cet effet sa capacité de prescription doit être reconnue dans les conditions fixées par la déontologie médicale et l'article R 5132-3 du code de la santé publique devra être modifié (cf. rapport du Conseil national de l'Ordre des médecins sur l'activité médicale téléphonique).&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt; 3 - La permanence des soins repose sur la complémentarité des acteurs Cette complémentarité et cette coopération existent déjà, mais elles doivent être développées. A cet effet l'Etat et les agences régionales de l'hospitalisation doivent accélérer le développement de groupements de coopération sanitaire associant médecins de ville et établissements de santé publics et privés. Ce cadre juridique permet une mutualisation des moyens sans porter atteinte au statut des médecins libéraux ou hospitaliers qui interviendraient hors de leur structure habituelle. Il permet également des financements dédiés et particuliers pour les médecins qui interviennent dans ce cadre.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt; 4 - La permanence des soins doit reposer sur la consultation et non sur la visite : Le code de la sécurité sociale doit prévoir la possibilité pour le médecin régulateur de déclencher un transport ambulancier de patients vers un lieu de consultation (cabinet, maisons médicales de garde...&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans les hypothèses où le déplacement des patients ne peut être envisagé, la garde ambulancière doit se mettre à la disposition des médecins dans leurs déplacements indispensables et des financements appropriés doivent être envisagés à cet effet.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;5 - Soutenir les maisons médicales de garde créées à l'initiative des médecins et adaptées aux besoins de la population La situation actuelle où des maisons médicales ont fermé ou vont le faire alors qu'elles répondent aux besoins de la population et que les fonds du FAQSV sont largement créditeurs ne doit plus reproduire cf. point 7. Souvent implantées en milieu urbain elles ont permis de réintégrer à la permanence des soins des médecins qui l'avaient délaissée. Ces lieux de consultations sont ouverts à tous les médecins participant à la permanence des soins et doivent bénéficier de la régulation mise en place au niveau départemental. Le CODAMUPS devra y veiller de même qu'il lui appartiendra d'organiser leur évaluation. Celle-ci doit être effectuée par une structure indépendante de ses financeurs et de ses acteurs. Si leur activité entre dans le champ de la nécessaire complémentarité entre les différents intervenants de la permanence des soins, les maisons médicales de garde n'ont pas pour finalité de se substituer aux services d'urgence. A ce propos nous renvoyons au point 8&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt; 6 - La permanence des soins doit s'étendre aux samedis après-midi Cette réalité, déjà actée dans de nombreux cahiers des charges, doit trouver une traduction réglementaire dans le décret du 15 septembre 2003 modifié organisant les modalités de la permanence des soins.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;7 - La logistique de la permanence des soins doit bénéficier d'un financement pérenne, transparent et adapté aux besoins de la population. Il n'est plus acceptable que des initiatives locales telles la création de maisons médicales de garde, qui donnent satisfaction à la population, soient menacées voire anéanties faute d'un financement stable. Il en va de même pour la mobilisation des transports sanitaires Le Conseil national de l'Ordre des médecins rappelle que la permanence des soins est directement connectée aux questions de démographie médicale et que son organisation dépend directement des mesures prises pour favoriser l'installation et les conditions d'exercice des médecins. Il faut aujourd'hui créer un nouveau mécanisme financier pérenne basé sur les réalités départementales et régionales. Le Conseil national de l'Ordre des médecins proposera donc dans le cadre du PLFSS 2007 que les fonds alloués à l'organisation de la permanence des soins, qu'ils soient issus de l'Etat, de l'assurance maladie ou des collectivités territoriales soient collectés régionalement au sein d'un comité régional de financement de la permanence des soins.
Cette structure, qui comprendra, outre les représentants de financeurs ceux des professionnels de santé (représentants de l'Ordre des médecins, de l'Union régionale des médecins libéraux...) et des usagers recevra les demandes de financement présentées par les préfets de départements sur proposition du CODAMUPS. Le CODAMUPS se verra ainsi doté d'une nouvelle mission : analyser les besoins financiers départementaux complémentaires aux moyens déjà obtenus et les intégrer dans le processus d'organisation de la permanence des soins, contrôler qu'ils correspondent au cahier des charges arrêté et valider les demandes de financement présentées dès lors qu'elles rentrent dans ce cadre. Le préfet arrêtera la dépense et en demandera l'abondement au comité régional responsable de l'équilibre régional. Placé sous le contrôle de la chambre régionale des comptes, le comité régional devra s'assurer de la bonne utilisation des fonds alloués.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt; 8 - Intensifier l'information des patients sur le bon usage de la permanence des soins L'Etat disposant du concours de l'Institut national de prévention et d'éducation de la santé devra lancer une grande campagne radiotélévisée sur le bon usage de la permanence des soins et les moyens humains et matériels qui y sont consacrés. Si le public dispose aujourd'hui au travers des médias d'une connaissance du fonctionnement des services d'urgence et de leurs difficultés, on ne peut pas en dire de même de son information sur les contraintes pesant sur les médecins de ville qui participent à la permanence des soins en sus de leurs activités en cabinet. Cette information devra être relayée et adaptée au plan local au moyen de la presse quotidienne régionale et en concertation avec les conseils de l'Ordre locaux. Le Conseil national de l'Ordre des médecins demande qu'un groupe de travail soit très rapidement constitué à cet effet. Résolus à faire aboutir ce dossier, nous restons bien entendu à votre disposition pour discuter et mettre en oeuvre ces propositions.
Je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, à l'assurance de ma haute considération.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Jacques ROLAND&lt;/p&gt;</description>
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