Nous assistons depuis quelques semaines à un spectacle d’une grande cocasserie dans le monde syndical médical.
Après avoir donné leur aval à une convention coercitive empilant les obligations et les contraintes, les responsables des syndicats signataires veulent nous convaincre qu’ils ont été trompés et que les anomalies, les dérives et les interprétations abusives des caisses se font « à l’insu de leur plein gré. »
Tel président qui a signé l’avenant numéro quatre sur la PDS et donc accepté de supprimer le samedi après midi de la garde, demande aux médecins de faire la grève le samedi après midi ( !!) si l’astreinte n’est pas payée.
Tel autre, retraité depuis plusieurs années, engage ses confrères dans des chemins de traverse qui ne le concernent plus, puis faisant volte face se présente comme le grand résistant à la convention. Le même qui avait trouvé ridicule le mot d’ordre de la CONAT de la semaine des trente-cinq heures en mai 2002 en fait son cheval de bataille.
Le troisième propose à ses confrères de pratiquer des dépassements d’honoraires mais attention avec tact et mesure pour compenser les revalorisations inexistantes. Assurément le meilleur moyen d’envoyer les médecins au casse-pipe dans le contexte actuel.
Encore plus fort, les voilà qui signent un accord de revalorisation tarifaire gagé sur des économies énormes (1,4 milliards d’euro), revalorisation ridicule ne rattrapant même pas l’inflation, et ils nous présentent encore ça comme une grande victoire de la raison et de l’intelligence.
Quels grands négociateurs, mais surtout quelle stupidité !
Cela fait penser au terme talmudique du titre « H’OUTSPA » qui pourrait se traduire par impudence, culot et dont l’exemple serait celui d’un homme jugé pour le meurtre de ses parents et qui demanderait l’indulgence du tribunal parce qu’il est orphelin.